Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Moscou veut éviter une nouvelle défaite médiatique

Moscou tente d’imposer aux médias russes une couverture «plus réfléchie» des événements au Daghestan afin d’éviter la répétition de la défaite humiliante qu’elle avait subie dans la guerre de l’information lors du conflit tchétchène. Mardi, le nouveau ministère russe de l’Information a demandé aux médias de «s’abstenir de diffuser les appels et déclarations des chefs islamistes» tchétchènes qui combattent contre les troupes russes au Daghestan. Cet avertissement a été adressé aux chaînes les plus importantes qui avaient diffusé mardi les propos enflammés des chefs de guerre tchétchènes Chamil Bassaïev et jordanien Khattab sans les critiquer. Le ministère estime que la diffusion de ces propos relève de «la propagande de guerre» et de «l’apologie de la guerre», qui sont interdites par la loi sur la presse. Les directeurs des principaux médias russes ont été convoqués hier chez le Premier ministre russe Vladimir Poutine, ex-chef des services secrets. Plusieurs médias ont crié à la censure. «Imposer une autocensure n’est rien d’autre qu’une censure», a déclaré hier, à la radio Écho de Moscou, Alexeï Simonov de la fondation Glasnost, une organisation qui défend la liberté de la presse. D’autres ont cependant cédé aux pressions. La chaîne publique RTR est allée jusqu’à bannir des écrans «toute image des chefs de guerre islamistes». «Les bandits n’ont pas le droit d’avoir un avis», a tranché son directeur Mikhaïl Chvydkoï. «Le gouvernement craint une nouvelle défaite dans la guerre de l’information, comme cela avait déjà été le cas dans le conflit en Tchétchénie» (décembre 1994-août 1996), estimait hier le quotidien Kommersant. Le pouvoir est lui-même conscient que les séparatistes islamistes «viennent alimenter le manque d’informations des ministères de la Défense et de l’Intérieur», estime le numéro deux du ministère de l’Information, Mikhaïl Seslavinski. «Nous sommes en train de perdre de nouveau la bataille de l’information», a-t-il dit au quotidien Vremia. Les sources militaires russes sont le plus souvent peu accessibles, pas suffisamment précises et surtout beaucoup moins loquaces que les islamistes, selon l’avis général des médias.
Moscou tente d’imposer aux médias russes une couverture «plus réfléchie» des événements au Daghestan afin d’éviter la répétition de la défaite humiliante qu’elle avait subie dans la guerre de l’information lors du conflit tchétchène. Mardi, le nouveau ministère russe de l’Information a demandé aux médias de «s’abstenir de diffuser les appels et déclarations des chefs islamistes» tchétchènes qui combattent contre les troupes russes au Daghestan. Cet avertissement a été adressé aux chaînes les plus importantes qui avaient diffusé mardi les propos enflammés des chefs de guerre tchétchènes Chamil Bassaïev et jordanien Khattab sans les critiquer. Le ministère estime que la diffusion de ces propos relève de «la propagande de guerre» et de «l’apologie de la guerre», qui sont interdites par la...