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Actualités - Chronologie

Greene, la comète annoncée

Après l’éclipse du 11 août, c’est la «Comète du Kansas» qui est annoncée dimanche au stade olympique de Séville en la personne de l’Américain Maurice Greene, l’homme le plus rapide de la planète en quête d’un deuxième titre mondial du 100 m. Et là, pas besoin de lunettes spéciales pour suivre l’événement, mais une grande attention, surtout ne pas cligner des yeux l’espace des 10 secondes liant le départ à l’arrivée de la ligne droite. «Car si les conditions sont bonnes, je peux battre mon record du monde et courir en 9 sec 76», insiste l’Américain, fort «d’une technique bien meilleure qu’en 1997 où j’étais encore en apprentissage». Si l’on se fie aux résultats de la saison, personne ne semble en mesure de le priver d’un deuxième titre consécutif, étape importante pour atteindre l’objectif de sa carrière : «Être le meilleur sprinteur de l’histoire américaine». Rejoindre et dépasser un Carl Lewis, l’homme aux 3 titres mondiaux sur 100 m (1983, 1987 après la disqualification de Ben Johnson et 1991). «Beaucoup peuvent courir vite une fois, mais c’est au palmarès olympique et mondial que l’on juge un champion et c’est ce qui rend Carl Lewis aussi prestigieux», ne cesse d’ailleurs de répéter John Smith, «entraîneur-mentor-père» de Greene et du clan des sprinteurs californiens. Trois pépites? Il y a deux ans tout juste, Maurice Greene envisageait très sérieusement d’abandonner l’athlétisme et de se chercher un «vrai métier». Pour boucler ses fins de mois, Greene survivait en travaillant à temps partiel, en recevant la petite rente d’une marque de chaussures et en tapant son partenaire d’entraînement Ato Boldon. Depuis son record de mi-juin dernier à Athènes, Greene a couru à six reprises (en huit apparitions sur 100 m) en moins de dix secondes et ne s’est incliné qu’une seule fois, à Lausanne, face justement à Boldon. Ce dernier sera toutefois privé des mondiaux andalous en raison d’une cuisse récalcitrante. Cette absence lui facilitera la tâche mais ne sera pas sans incidence. «Parce que notre amitié se traduit sur la piste par un plus qui me pousse à me surpasser, car je sais qu’il est autant capable que moi de battre le record», explique le champion, visiblement peu inquiet de rivaux tels le Canadien Bruny Surin, le Barbadéen Obadele Thompson ou le Namibien Frankie Fredericks. Mais sa mission, il l’a acceptée et tient à la remplir. À sa manière : la tête dans les épaules et le torse penché à l’avant durant la mise en train, l’accélération à la mi-course et les bras en V et la langue pendante à l’heure de franchir la ligne d’arrivée... Tout comme il souhaite aussi succéder à Boldon au palmarès du 200 m, un doublé 100-200 m que personne n’a réussi dans l’histoire des mondiaux. Car malgré une technique encore rudimentaire dans le virage, Greene est le troisième performeur de la saison avec 19 sec 92/100, un centième devant le spécialiste Michael Johnson, qui ne se consacrera qu’au 400 m. Une deuxième pépite est donc envisageable, voire une troisième. Car la Comète du Kansas rêve d’un ultime passage victorieux dans le ciel de Séville, au dernier jour de la compétition, avec le relais 4x100 m américain tant marqué par les déconvenues olympique et mondiale.
Après l’éclipse du 11 août, c’est la «Comète du Kansas» qui est annoncée dimanche au stade olympique de Séville en la personne de l’Américain Maurice Greene, l’homme le plus rapide de la planète en quête d’un deuxième titre mondial du 100 m. Et là, pas besoin de lunettes spéciales pour suivre l’événement, mais une grande attention, surtout ne pas cligner des yeux l’espace des 10 secondes liant le départ à l’arrivée de la ligne droite. «Car si les conditions sont bonnes, je peux battre mon record du monde et courir en 9 sec 76», insiste l’Américain, fort «d’une technique bien meilleure qu’en 1997 où j’étais encore en apprentissage». Si l’on se fie aux résultats de la saison, personne ne semble en mesure de le priver d’un deuxième titre consécutif, étape importante pour atteindre...