Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Izmit, lacune sismique de la faille anatolienne

Le violent séisme qui a frappé la Turquie s’est produit sur la partie occidentale de la faille nord anatolienne, a indiqué mardi l’Institut français de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) à Paris. Longue de 1 000 km, cette faille traverse la Turquie d’ouest en est, de la mer Egée jusqu’à la frontière arménienne, parallèlement à la mer Noire. Il s’agit d’une des failles coulissantes les plus importantes de Turquie qui sépare le pays en deux blocs, le nord et le sud. Le bloc sud de la Turquie se déplace vers l’ouest et le bloc nord vers l’est, à la vitesse de 2,4 cm par an, soit à une vitesse vingt fois plus élevée que celle des failles actives en France. Le déplacement de la plaque Arabique (située au sud-est de la Turquie, sous l’Iran, l’Arabie séoudite...), qui tend à déplacer le bloc sud de la Turquie, est la cause de ce mouvement. Selon le Bureau d’évaluation des risques sismiques de l’IPSN (équipe pluridisciplinaire qui a pour mission principale d’expertiser les niveaux sismiques retenus pour les installations nucléaires) depuis 1939, une dizaine de tremblements de terre de magnitude supérieure à 6,7 se sont produits sur cette faille nord anatolienne en Turquie. Le plus récent est celui d’Erzincan, de magnitude 6,8, le 13 mars 1992 (653 morts), qui s’est produit à l’extrémité orientale de la faille. Caractérisée par les scientifiques de «lacune sismique», la région proche d’Izmit était l’une des rares zones de la faille où aucune secousse violente n’avait eu lieu au cours du XXe siècle. En revanche, plusieurs séismes meurtriers ont eu lieu plus à l’est au cours des cinquante dernières années : en 1943 et 1967 à Adapazari (336 et 89 morts), en 1944 et 1957 à Bolu (3 959 et 52 morts)... Le dernier tremblement de terre important remontait en effet à 1 509, mais, selon de récents travaux de chercheurs turcs et américains, un séisme se serait produit en 1967 à l’ouest de la région d’Izmit, ce qui aurait «accru les contraintes sur la partie de la faille où se situe le séisme de la nuit dernière». Le tremblement de terre d’Adana, en juin 1998 (magnitude : 6,3, 140 morts), a rappelé par ailleurs l’IPSN, se trouvait sur un autre système de failles du sud de la Turquie.
Le violent séisme qui a frappé la Turquie s’est produit sur la partie occidentale de la faille nord anatolienne, a indiqué mardi l’Institut français de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) à Paris. Longue de 1 000 km, cette faille traverse la Turquie d’ouest en est, de la mer Egée jusqu’à la frontière arménienne, parallèlement à la mer Noire. Il s’agit d’une des failles coulissantes les plus importantes de Turquie qui sépare le pays en deux blocs, le nord et le sud. Le bloc sud de la Turquie se déplace vers l’ouest et le bloc nord vers l’est, à la vitesse de 2,4 cm par an, soit à une vitesse vingt fois plus élevée que celle des failles actives en France. Le déplacement de la plaque Arabique (située au sud-est de la Turquie, sous l’Iran, l’Arabie séoudite...), qui tend à déplacer le bloc...