Le calcul des magnitudes : une opération complexe et variable
le 18 août 1999 à 00h00
Les observatoires, qui ont mesuré la magnitude du très violent séisme survenu en Turquie, ont diffusé des données différentes, variant en fonction du mode de calcul et de leur position géographique, selon le Réseau national de surveillance sismique. Interrogé sur les différences de chiffres donnés par divers observatoires, Michel Granet, sismologue responsable du Réseau français situé à Strasbourg, a expliqué que «c’était normal». D’une part, a-t-il dit, «il existe plusieurs façons d’estimer l’intensité des séismes et différents types de calculs qui déterminent notamment la magnitude de volume, de surface, de durée, d’énergie ou la magnitude locale». D’autre part, les données varient «selon la position géographique des observatoires par rapport à la faille responsable du séisme». «L’amplitude d’ondes étant différente, la magnitude est nécessairement différente» d’un observatoire à l’autre, a-t-il indiqué. Le Réseau national français, tout comme l’institut sismique de Kandilli à Istanbul, a donné une «magnitude locale» de 6,7, commodément traduite pour le grand public par «échelle de Richter», que les sismologues n’utilisent plus, selon M. Granet. La magnitude de volume de ce séisme a atteint 6,3 et la magnitude de surface entre 6,9 et 7, a-t-il précisé. L’observatoire strasbourgeois a également diffusé une «localisation préliminaire» du séisme, situé selon ses calculs à 40,05 degrés Nord de latitude et 29,7 degrés Est, soit à une centaine de kilomètres au sud-est d’Istanbul. La localisation précise de l’épicentre sera effectuée dans les prochains jours à l’aide de données locales.
Les observatoires, qui ont mesuré la magnitude du très violent séisme survenu en Turquie, ont diffusé des données différentes, variant en fonction du mode de calcul et de leur position géographique, selon le Réseau national de surveillance sismique. Interrogé sur les différences de chiffres donnés par divers observatoires, Michel Granet, sismologue responsable du Réseau français situé à Strasbourg, a expliqué que «c’était normal». D’une part, a-t-il dit, «il existe plusieurs façons d’estimer l’intensité des séismes et différents types de calculs qui déterminent notamment la magnitude de volume, de surface, de durée, d’énergie ou la magnitude locale». D’autre part, les données varient «selon la position géographique des observatoires par rapport à la faille responsable du séisme». ...
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