La Syrie reste opposée à des négociations directes
le 13 août 1999 à 00h00
La Syrie a rejeté jeudi l’appel à des pourparlers directs lancé par le chef de la diplomatie israélienne, David Levy, qu’elle accuse de suivre la politique de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu. Dans un éditorial publié à la une, le quotidien el Baas, organe officiel du parti Baas du président Assad, demande au nouveau Premier ministre israélien, Ehud Barak, de ne pas continuer sur cette voie. «Nous avons rejeté par le passé et nous continuons à rejeter toute négociation pour la beauté du geste (...). Nous ne sommes intéressés que par la paix dans son essence», écrit le quotidien. «Les propos que David Levy a prononcés en Jordanie ne sortaient-ils pas tout droit de la poche de Netanyahu ? Le gouvernement Barak va-t-il rester prisonnier de ce passé ?», s’interroge El Baas. «Des négociations directes ne mettent fin ni à l’occupation ni à l’agression», ajoute l’éditorial. Israël occupe le plateau syrien du Golan depuis la Guerre des six jours, en 1967. Aucune condition préalable Mardi, au cours d’une visite à Damas, le ministre israélien des Affaires étrangères avait déclaré qu’Israël était prêt à relancer les négociations de paix directes avec la Jordanie, au point mort pendant les trois ans du gouvernement Netanyahu. «Le moment est venu pour les deux parties d’agir directement», avait-il expliqué à la presse. Levy avait jugé inutile l’intervention de médiateurs qui parlent «parfois en leur nom propre, parfois au nom des autres». Selon el Baas, l’implication des États-Unis, principal médiateur depuis la relance des pourparlers de paix dans la région en 1991, a permis de faire respecter leurs engagements aux deux pays. Le quotidien estime que la demande syrienne de reprendre les négociations au point où elles avaient été abandonnées en 1996 n’est pas une condition préalable comme le sous-entendait Levy. Damas affirme qu’Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien de l’époque, avait consenti au retrait total du Golan avant l’arrêt des pourparlers. Israël donne une interprétation différente de l’état des discussions au moment de leur interruption. Barak s’est dit prêt à une cession de territoire en échange de la paix mais n’a pas dit publiquement l’étendue du retrait qu’il accepterait.
La Syrie a rejeté jeudi l’appel à des pourparlers directs lancé par le chef de la diplomatie israélienne, David Levy, qu’elle accuse de suivre la politique de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu. Dans un éditorial publié à la une, le quotidien el Baas, organe officiel du parti Baas du président Assad, demande au nouveau Premier ministre israélien, Ehud Barak, de ne pas continuer sur cette voie. «Nous avons rejeté par le passé et nous continuons à rejeter toute négociation pour la beauté du geste (...). Nous ne sommes intéressés que par la paix dans son essence», écrit le quotidien. «Les propos que David Levy a prononcés en Jordanie ne sortaient-ils pas tout droit de la poche de Netanyahu ? Le gouvernement Barak va-t-il rester prisonnier de ce passé ?», s’interroge El Baas. «Des négociations...
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