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Actualités - Chronologie

Autopsie d'une éclipse

La lune est quatre cents fois plus petite que le soleil mais autant de fois plus proche de la terre que l’astre du jour. Vus de notre planète, les deux objets célestes ont donc le même diamètre apparent. En s’interposant de temps à autre devant lui, la lune cache le disque solaire : c’est l’éclipse de soleil. En théorie, le mécanisme des éclipses est simple : la lune occultant le soleil projette un cône d’ombre de 250 km de diamètre au maximum (110 km dans le cas de l’éclipse du 11 août prochain) qui, en raison de la rotation de la terre, se déplace d’ouest en est. Apparue peu avant 09h31 GMT dans l’Atlantique-Nord, la prochaine éclipse mettra 3 heures et 7 minutes à atteindre, 14 000 km plus loin, le golfe du Bengale. Sur ce tapis roulant de l’éclipse totale, en un point donné, le phénomène ne sera toutefois visible que pendant quelques minutes. Plus on s’éloigne de l’axe soleil-lune-terre, moins l’occultation est parfaite et l’on voit alors apparaître un croissant de soleil de part ou d’autre du masque de la lune. Dans cette zone de pénombre, l’éclipse est partielle. Dans le cas de la prochaine éclipse, cette zone ira en s’atténuant de l’axe central aux régions arctiques d’une part et vers le Sahel d’autre part. En pratique, le mécanisme des éclipses est plus compliqué en raison du fait que les trois objets n’évoluent pas dans le même plan orbital. En effet, la lune se déplace dans un plan incliné de quelque 5 degrés par rapport à celui décrit par la terre et le soleil. Par conséquent, la plupart du temps, la lune passe au-dessus ou en dessous du point donnant lieu à éclipse, le nœud orbital. Les éclipses partielles, qui n’exigent pas cette perfection, sont donc beaucoup plus fréquentes que les éclipses totales. En outre, comme son orbite n’est pas circulaire mais elliptique, la lune ne se trouve pas toujours à la même distance de la terre. Plus éloignée, elle ne parvient pas à couvrir entièrement le soleil, et l’on assiste alors à une éclipse dite annulaire, pendant laquelle un anneau de lumière se dessine autour de la lune. Malgré ces contraintes, le phénomène n’est pas vraiment exceptionnel en soi puisque deux à cinq éclipses solaires d’importance variable se produisent tous les ans. Toutefois, sur un même territoire, l’occasion d’en observer une, et a fortiori une totale, est assez rare.
La lune est quatre cents fois plus petite que le soleil mais autant de fois plus proche de la terre que l’astre du jour. Vus de notre planète, les deux objets célestes ont donc le même diamètre apparent. En s’interposant de temps à autre devant lui, la lune cache le disque solaire : c’est l’éclipse de soleil. En théorie, le mécanisme des éclipses est simple : la lune occultant le soleil projette un cône d’ombre de 250 km de diamètre au maximum (110 km dans le cas de l’éclipse du 11 août prochain) qui, en raison de la rotation de la terre, se déplace d’ouest en est. Apparue peu avant 09h31 GMT dans l’Atlantique-Nord, la prochaine éclipse mettra 3 heures et 7 minutes à atteindre, 14 000 km plus loin, le golfe du Bengale. Sur ce tapis roulant de l’éclipse totale, en un point donné, le phénomène ne sera...