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Actualités - Chronologie

Cancer et alimentation

Les liens qui existent entre le cancer et l’alimentation ont été établis à l’aide d’études épidémiologiques. On a ainsi essayé de déterminer l’effet des aliments sur l’incidence de certains cancers en comparant des populations à l’échelon d’un pays ou d’une région en fonction de leurs habitudes alimentaires. Ainsi, chez les Japonais, le cancer de l’estomac est très fréquent, alors qu’aux États-Unis il est beaucoup moins et ceci depuis le début de ce siècle. Or les Japonais vivant aux États-Unis voient leur taux de cancer de l’estomac baisser sensiblement au bout d’une à deux générations pour atteindre celui des Américains. On doit donc admettre les habitudes de vie, notamment alimentaires, qui interviennent dans la cancérogénèse. La nourriture, en effet, joue un grand rôle autant dans la physiologie que dans la pathologie des êtres. Elle utilise de nombreux ingrédients préparés ou modifiés et les différentes populations se trouvent soumises à ces substances, à répétition, pendant des dizaines d’années durant, dès leur naissance. On comprend alors que la nourriture peut être considérée comme un élément important dans les études sur les causes des cancers. Il faudrait rappeler, à ce propos, que le cancer est une maladie multifactorielle. Si la transformation d’une cellule saine en cellule maligne était le résultat d’un seul événement, la probabilité de développer un cancer serait la même tout au long de la vie. Or il est parfaitement établi que plus on avance en âge plus les risques augmentent. C’est le cas pour le cancer du côlon par exemple, où entre l’âge de 20 ans et de 80 ans le risque se multiplie par mille! On comprend mieux ainsi les rôles respectifs du terrain et de l’environnement en admettant que chez certains sujets existe un terrain plus propice ou favorable au développement de la maladie et ceci par l’accumulation de différents agents nocifs : alcool, tabac et autres substances reconnues cancérigènes. Il est également probable, toutefois, que certains facteurs puissent agir comme des agents préventifs anticancéreux, empêchant la survenue des étapes prédisposantes ou leur succession. Il existe en effet certaines substances jouant un rôle «antipromoteur», diminuant efficacement la fréquence des cancers. De nombreuses équipes scientifiques s’occupent de l’étude, de l’exploration de ces facteurs et de leur action depuis quelques années déjà. Il en est ainsi de la vitamine A, entre autres.
Les liens qui existent entre le cancer et l’alimentation ont été établis à l’aide d’études épidémiologiques. On a ainsi essayé de déterminer l’effet des aliments sur l’incidence de certains cancers en comparant des populations à l’échelon d’un pays ou d’une région en fonction de leurs habitudes alimentaires. Ainsi, chez les Japonais, le cancer de l’estomac est très fréquent, alors qu’aux États-Unis il est beaucoup moins et ceci depuis le début de ce siècle. Or les Japonais vivant aux États-Unis voient leur taux de cancer de l’estomac baisser sensiblement au bout d’une à deux générations pour atteindre celui des Américains. On doit donc admettre les habitudes de vie, notamment alimentaires, qui interviennent dans la cancérogénèse. La nourriture, en effet, joue un grand rôle autant dans la...