Vague d'arrestations de responsables du Hamas à Gaza
le 09 août 1999 à 00h00
Face à une recrudescence d’appels à la violence du Hamas, la police palestinienne a arrêté trois dirigeants politiques du mouvement islamiste en deux jours, a-t-on appris dimanche de sources intégristes et policières. MM. Abdelaziz Rantissi, qui venait d’être libéré de prison après 15 mois de détention, et Ahmed Nimr Hamdane, ont été appréhendés samedi soir à leurs domiciles respectifs, dans le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Un troisième dirigeant du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), M. Ismaïl Abou Chanab, avait été arrêté vendredi soir, dans la ville de Gaza. Des responsables de la sécurité palestinienne ont décrit ces arrestations, sous couvert de l’anonymat, comme «préventives», à la suite de récents appels à la violence attribués au guide du mouvement, cheikh Ahmed Yassine, et à la branche militaire du Hamas. «Le Jihad – guerre sainte – et les attaques contre notre ennemi ne cesseront pas», a affirmé la branche militaire du Hamas dans un communiqué publié samedi pour revendiquer un attentat dans lequel deux colons juifs ont été blessés, mardi à Hébron. Le Hamas a aussi démenti par la même occasion les propos attribués à cheikh Yassine par le quotidien Libération. Les paroles du guide spirituel du mouvement (qui avait annoncé que les opérations militaires reprendraient contre Israël dans «les jours qui viennent») ont été déformées par des commentaires rajoutés par le journal et «sorties de leur contexte», affirme le Hamas. L’Autorité palestinienne s’est engagée, dans l’accord de Wye, datant d’octobre 1998, à intensifier ses efforts pour empêcher les attentats anti-israéliens, qui, depuis le début de l’autonomie en 1994, ont été majoritairement perpétrés par la branche militaire du Hamas. L’Autorité palestinienne affirme respecter cet engagement et presse M. Barak, en retour, de mettre en œuvre les retraits militaires en Cisjordanie, stipulés par l’accord de Wye mais, pour l’essentiel, non appliqués jusqu’à maintenant. M. Abou Chanab, un modéré, est considéré comme le numéro deux du Hamas après cheikh Yassine. C’est souvent lui qui mène les contacts avec l’Autorité palestinienne. M. Rantissi, en revanche, est un tenant de l’aile dure du mouvement. Il avait été relâché le 19 juillet, après avoir été détenu sans jugement ni inculpation par l’Autorité palestinienne depuis avril 1998. M. Hamdane est aussi considéré comme un dur du Hamas. Il s’en prend régulièrement à l’Autorité palestinienne dans ses prêches du vendredi à Khan Younès. Il a été appréhendé à plusieurs reprises ces dernières années par la police palestinienne.
Face à une recrudescence d’appels à la violence du Hamas, la police palestinienne a arrêté trois dirigeants politiques du mouvement islamiste en deux jours, a-t-on appris dimanche de sources intégristes et policières. MM. Abdelaziz Rantissi, qui venait d’être libéré de prison après 15 mois de détention, et Ahmed Nimr Hamdane, ont été appréhendés samedi soir à leurs domiciles respectifs, dans le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Un troisième dirigeant du Mouvement de la résistance islamique (Hamas), M. Ismaïl Abou Chanab, avait été arrêté vendredi soir, dans la ville de Gaza. Des responsables de la sécurité palestinienne ont décrit ces arrestations, sous couvert de l’anonymat, comme «préventives», à la suite de récents appels à la violence attribués au guide du...
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