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Actualités - Chronologie

Un mouvement de guérilla armée qui rêvait d'un Etat

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) mène depuis 15 ans une rébellion armée, lancée dans le but de créer un État kurde indépendant à partir du sud-est de la Turquie. L’organisation s’est lancée en août 1984 dans la lutte armée contre l’État turc, se présentant comme un mouvement marxiste, mais avec pour but le «socialisme dans un seul pays» : le Kurdistan, un État qu’il comptait tailler sur la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie, pour regrouper quelque 20 millions de Kurdes. La rébellion a fait de la question kurde le principal problème de la Turquie, et 31 000 morts. Le PKK est dirigé depuis sa création en novembre 1978 par Abdullah Öcalan, dit Apo, 50 ans. Öcalan a longtemps résidé en Syrie ou dans la plaine de la Békaa, avant d’en être expulsé en octobre 1998 au terme d’un accord conclu entre Damas et Ankara qui a privé le PKK d’un précieux soutien. L’arrestation le 15 février au Kenya de son chef charismatique lui a porté un coup décisif. L’organisation avait déjà subi sur le terrain d’importants revers depuis le déclenchement, en 1993, de vastes offensives des forces de sécurité turques sous le gouvernement de Mme Tansu Ciller. Ses effectifs sont estimés à quelque 6 000 combattants, dont quelques milliers stationnés dans le sud-est de la Turquie, et la plupart dans le nord de l’Irak qui échappe depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991 au contrôle de Bagdad et se trouve sous le contrôle de mouvements kurdes rivaux. La Turquie accuse en outre l’Iran de fermer les yeux sur les incursions des rebelles depuis son territoire, ce que Téhéran dément. Le PKK est composé d’une branche politique, l’ERNK (Front de libération du Kurdistan), surtout active en Europe, et d’une branche militaire, l’ARGK. Depuis la capture d’Öcalan, il est dirigé par un «Conseil de commandement provisoire» regroupant les deux branches. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Son leader a au fil des ans réduit ses objectifs : après un État kurde, Öcalan a évoqué une «autonomie» pour les Kurdes de Turquie – catégoriquement exclue par Ankara qui y voit une menace à terme pour son intégrité territoriale – ou une fédération. Lors de son procès, il s’est borné à réclamer des droits culturels limités pour les Kurdes au sein d’un État turc unifié. Le programme du PKK exclut pourtant formellement toute concession sur son objectif initial. Mais le parti a fidèlement soutenu les appels successifs à la paix de son chef, menacé de pendaison.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) mène depuis 15 ans une rébellion armée, lancée dans le but de créer un État kurde indépendant à partir du sud-est de la Turquie. L’organisation s’est lancée en août 1984 dans la lutte armée contre l’État turc, se présentant comme un mouvement marxiste, mais avec pour but le «socialisme dans un seul pays» : le Kurdistan, un État qu’il comptait tailler sur la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie, pour regrouper quelque 20 millions de Kurdes. La rébellion a fait de la question kurde le principal problème de la Turquie, et 31 000 morts. Le PKK est dirigé depuis sa création en novembre 1978 par Abdullah Öcalan, dit Apo, 50 ans. Öcalan a longtemps résidé en Syrie ou dans la plaine de la Békaa, avant d’en être expulsé en octobre 1998 au terme d’un accord...