Mika Salo n’a pas mis longtemps à se familiariser avec sa monoplace, avec l’écurie Ferrari. À Hockenheim, au Grand Prix d’Allemagne de Formule 1, le Finlandais a frappé un grand coup. Et s’il a laissé la victoire à son coéquipier Eddie Irvine, statut de numéro deux oblige dans la course au titre, le vainqueur moral, c’est bien lui, Mika Salo. «Mon trophée du vainqueur, je le donne à Mika. C’était sa course», reconnaissait d’ailleurs sportivement Irvine. Il n’aura fallu qu’un Grand Prix, il y a une semaine en Autriche, pour que le Finlandais trouve ses marques, parvienne à tirer le meilleur parti de sa Ferrari. Et aujourd’hui, le voilà prêt à remplir son contrat, permettre à Irvine et à la Scuderia de s’imposer à McLaren-Mercedes... et à Mika Hakkinen, son rival de toujours depuis la F3 britannique, dans le championnat du monde. Mika Salo savait que la proposition de l’équipe italienne, le remplacement de Michael Schumacher, constituait une formidable occasion de prouver sa vraie valeur, ses qualités. Ce qui, jusque-là avait été impossible, tant chez Tyrrell que chez Arrows ou bien encore chez BAR à l’occasion du remplacement du Brésilien Ricardo Zonta au début de cette saison. En acceptant l’offre de la Scuderia, Salo tenait à montrer à tous que son «inactivité» constituait bien une injustice. Qu’un pilote de son calibre méritait un meilleur sort, une place dans une équipe de premier plan. Depuis le temps que Salo déclarait que le plus doué des Mika n’était pas forcément celui à qui l’on pensait. « Pilote incontournable » «En Hongrie, je serai encore plus fort», annonçait Salo dimanche soir à Hockenheim. «J’ai quelques petites idées que je vais tester en essais à Fiorano cette semaine», ajoutait-il. Ferrari et Jean Todt, le directeur sportif, se félicitent du choix qu’ils ont fait. «Il a été absolument formidable et il a affiché un grand esprit d’équipe», notait le Français. «Maintenant que Mika tourne à plein régime, on peut vraiment penser au titre mondial des constructeurs. Et pourquoi pas à celui des pilotes aussi», renchérissait Irvine. Là où effectivement David Coulthard accumule les erreurs chez McLaren-Mercedes, où Mika Hakkinen ne peut pas compter sur un équipier aussi performant que lui, l’Irlandais a trouvé un allié de poids dans sa quête du Graal. Si la Ferrari n’est toujours pas aussi compétitive que sa rivale anglo-allemande, Mika Salo a montré dimanche qu’il était capable de constituer une réelle menace pour son adversaire finlandais, pour McLaren-Mercedes. Que, en cas de défection d’Irvine, il était en mesure de jouer la victoire, de profiter du moindre faux pas d’Hakkinen. Un plus indéniable pour la Scuderia. Voilà Salo sur orbite. Peu importe la durée de l’absence de Michael Schumacher. Durant les quelques Grands Prix qui lui restent à courir pour Ferrari, Mika veut s’imposer comme un pilote «incontournable». Et qui sait si, selon la tournure des événements, le pilote allemand ne décidera pas de prolonger sa convalescence pour attaquer la prochaine saison en pleine possession de ses moyens. Sûr que, avec Mika Salo, la Scuderia peut atteindre ses objectifs.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mika Salo n’a pas mis longtemps à se familiariser avec sa monoplace, avec l’écurie Ferrari. À Hockenheim, au Grand Prix d’Allemagne de Formule 1, le Finlandais a frappé un grand coup. Et s’il a laissé la victoire à son coéquipier Eddie Irvine, statut de numéro deux oblige dans la course au titre, le vainqueur moral, c’est bien lui, Mika Salo. «Mon trophée du vainqueur, je le donne à Mika. C’était sa course», reconnaissait d’ailleurs sportivement Irvine. Il n’aura fallu qu’un Grand Prix, il y a une semaine en Autriche, pour que le Finlandais trouve ses marques, parvienne à tirer le meilleur parti de sa Ferrari. Et aujourd’hui, le voilà prêt à remplir son contrat, permettre à Irvine et à la Scuderia de s’imposer à McLaren-Mercedes... et à Mika Hakkinen, son rival de toujours depuis la F3...