Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Carter dénonce une stratégie défectueuse

L’ancien président des États-Unis Jimmy Carter dénonce dans un éditorial jeudi une stratégie «défectueuse» de l’Alliance au Kosovo qui aggrave la souffrance des civils sans produire de résultats et qui a écarté d’avance toute chance à la paix. «Même pour la seule superpuissance dans le monde, la fin ne justifie pas forcément les moyens», écrit dans le New York Times M. Carter, qui dénonce le fait que «les civils sont les victimes de notre approche défectueuse» au Kosovo. «La décision d’attaquer une Nation entière (la Serbie) a été contreproductive et notre destruction de la vie civile est maintenant devenue sans justification et excessivement brutale», poursuit-il. «Il n’y a pas d’indication de succès après plus de 25 000 sorties et 14 000 missiles et bombes, dont 4 000 sans guidage», estime Jimmy Carter. «Nos objectifs généraux sont admirables (...) mais cette approche défectueuse provoque maintenant des souffrances inutiles et renforce des régimes dans plusieurs pays y compris le Soudan, Cuba, l’Irak et le cas le plus troublant la Serbie», note-t-il encore sur un ton plus général. M. Carter dénonce, en outre, le recours aux bombes à fragmentation qui «discrédite notre Nation». Plus globalement, Jimmy Carter dénonce dans cet éditorial intitulé «Avons nous oublié le chemin de la paix ?» une stratégie post-guerre froide qui consiste selon lui pour les États-Unis à «court-circuiter» la négociation et les Nations unies, tout en orchestrant le maintien de la paix dans le monde. M. Carter, président démocrate des États-Unis de 1976 à 1980, dirige un centre qui porte son nom à Atlanta (Georgie) destiné à servir la cause de la paix de par le monde et qui a particulièrement œuvré en Afrique.
L’ancien président des États-Unis Jimmy Carter dénonce dans un éditorial jeudi une stratégie «défectueuse» de l’Alliance au Kosovo qui aggrave la souffrance des civils sans produire de résultats et qui a écarté d’avance toute chance à la paix. «Même pour la seule superpuissance dans le monde, la fin ne justifie pas forcément les moyens», écrit dans le New York Times M. Carter, qui dénonce le fait que «les civils sont les victimes de notre approche défectueuse» au Kosovo. «La décision d’attaquer une Nation entière (la Serbie) a été contreproductive et notre destruction de la vie civile est maintenant devenue sans justification et excessivement brutale», poursuit-il. «Il n’y a pas d’indication de succès après plus de 25 000 sorties et 14 000 missiles et bombes, dont 4 000 sans guidage», estime...