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Actualités - Opinion

En gros plan Toujours Youssef Chahine

Il était à Cannes, comme d’habitude. Avec un nouveau film, comme chaque année (ou à peu près). L’Autre (El-Akhar) faisait l’ouverture de la section parallèle, «Un certain regard». Entre autres qualités – il a aussi ses défauts, comme tout le monde – Jo Chahine (allons-y pour «Jo», en toute simplicité) est un obstiné et un courageux. Obstiné, il l’a toujours été: sinon, comment aurait-il pu se faire «son cinéma», surtout en Égypte? Courageux, il l’est, aujourd’hui, plus que jamais, on s’en est bien rendu compte avec Le Destin. Il a combattu sans répit l’intolérance, il y ajoute désormais la «mondialisation». Rudes tâches. L’autre prend le relais. Une dépêche de presse, titrant sur «Ce vieil adolescent de Chahine»... (sic), avait présenté son nouveau film comme suit: «Un mélo contemporain, oriental et baroque, qui renvoie dos à dos l’intégrisme et le nouvel ordre mondial imposé par l’Amérique... faussement naïf». La revue Première avait mis les points sur les i: «Chahine attaque violemment, sans filtres historiques, les tares de la société égyptienne (et de bien d’autres pays de la région, notamment l’Algérie): colonisation américaine, collusion entre affairisme et intégrisme, lutte des classes...». L’histoire – qui finira tragiquement – d’Adam et Hanane, héros amoureux de L’autre, se présente en somme comme une version moderne du classique de la littérature arabe, Majnoun et Leyla, mais «politiquement actualisée». Faut-il ajouter qu’on espère bien voir le film de Jo au Liban? L’autre, ce film «vital, tonique et indispensable», comme l’a écrit, Libération. Pendant le tournage «désordonné» duquel, Jo, à un moment, s’était écrié: «Dieu m’aime!». Après tout, c’est bien possible.
Il était à Cannes, comme d’habitude. Avec un nouveau film, comme chaque année (ou à peu près). L’Autre (El-Akhar) faisait l’ouverture de la section parallèle, «Un certain regard». Entre autres qualités – il a aussi ses défauts, comme tout le monde – Jo Chahine (allons-y pour «Jo», en toute simplicité) est un obstiné et un courageux. Obstiné, il l’a toujours été: sinon, comment aurait-il pu se faire «son cinéma», surtout en Égypte? Courageux, il l’est, aujourd’hui, plus que jamais, on s’en est bien rendu compte avec Le Destin. Il a combattu sans répit l’intolérance, il y ajoute désormais la «mondialisation». Rudes tâches. L’autre prend le relais. Une dépêche de presse, titrant sur «Ce vieil adolescent de Chahine»... (sic), avait présenté son nouveau film comme suit: «Un mélo...