Le nouveau terrorisme, plus isolé mais plus meurtrier
le 05 mai 1999 à 00h00
Les groupes terroristes aux armes et aux motivations «conventionnelles» cèdent lentement la place à des individus animés de motifs plus anecdotiques et désireux de manier les nouvelles armes de l’informatique et des substances biologiques, estime l’IISS. L’émergence de ces nouvelles méthodes ne peut être prise à la légère, mais il s’écoulera un certain temps avant qu’elles ne supplantent les armes à feu et les bombes. Les actions terroristes traditionnelles, politiquement motivées, ont néanmoins largement dominé dans le monde en 1998, avec les tentatives d’assassinat des présidents géorgien et ouzbek Edouard Chevardnadze et Islam Karimov ou du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif. En Algérie, Israël ou Sri Lanka et de Nairobi à Dar es-Salam, des attentats contre les ambassades américaines, orchestrés par le millionnaire séoudien Oussama ben Laden, ont fait 257 morts en août. Le terrorisme d’inspiration marxiste-léniniste est en recul en Europe — témoin la dissolution de la Fraction armée rouge en avril —, mais il se manifeste encore en Colombie, au Népal, au Pérou et aux Philippines. Les nouveaux terroristes sont clairement moins «politisés» et peuvent agir par simple rancœur personnelle contre un gouvernement ou une société. Ils sont potentiellement plus indiscriminés et plus meurtriers. Ils sont aussi moins organisés en groupes, comme le montrent les exemples de Unabomber aux États-Unis ou de ben Laden et sont de ce fait plus difficiles à combattre, note l’IISS. Ce terrorisme ne peut être négligé, même si le cyber-terrorisme en est à ses balbutiements, même si les menaces de recours à des armes biologiques émanant de suprémacistes blancs, par exemple contre le métro de New York ou des cliniques américaines pratiquant l’avortement, se sont révélées des canulars. Les menaces irakiennes de terrorisme chimique lancées en 98 doivent être prises au sérieux, ne serait-ce que parce que ce type de terrorisme est le seul instrument plausible dont dispose Bagdad, note l’IISS.
Les groupes terroristes aux armes et aux motivations «conventionnelles» cèdent lentement la place à des individus animés de motifs plus anecdotiques et désireux de manier les nouvelles armes de l’informatique et des substances biologiques, estime l’IISS. L’émergence de ces nouvelles méthodes ne peut être prise à la légère, mais il s’écoulera un certain temps avant qu’elles ne supplantent les armes à feu et les bombes. Les actions terroristes traditionnelles, politiquement motivées, ont néanmoins largement dominé dans le monde en 1998, avec les tentatives d’assassinat des présidents géorgien et ouzbek Edouard Chevardnadze et Islam Karimov ou du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif. En Algérie, Israël ou Sri Lanka et de Nairobi à Dar es-Salam, des attentats contre les ambassades américaines,...
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