Quarante-sept personnes attendent dans le couloir de la mort en Turquie, où aucun condamné à la peine capitale n’a été exécuté depuis octobre 1984 car le Parlement a évité de ratifier les sentences et instauré un moratoire de facto. Selon la commission parlementaire de la justice, qui est saisie une fois la condamnation confirmée par la Cour de cassation, 36 dossiers sont en attente, concernant 47 condamnés – certains dossiers portent sur plusieurs condamnés. La commission ne les a pas soumis pour ratification à l’assemblée plénière. Les frères Arif et Semdin Sakik, ce dernier ancien bras droit du chef rebelle kurde Abdullah Öcalan, condamnés à mort le mois dernier, ne sont pas compris dans cette statistique car la Cour de cassation ne s’est pas encore prononcée. Les derniers pendus ont été deux militants d’extrême gauche, Hidir Aslan et Ilyas Has, en octobre 1984. Entre la fondation de la République turque en 1923 et jusqu’en 1984, plus de 400 condamnés à mort ont été exécutés, dont le Premier ministre Adnan Menderes avec deux de ses ministres, en 1961 sur l’île d’Imrali où Abdullah Öcalan est détenu depuis son arrestation mi-février. La Turquie, membre du Conseil de l’Europe, n’a pas signé son protocole sur l’abolition de la peine de mort. Le sujet a donné lieu à plusieurs débats en Turquie. Le dernier remonte à novembre, lors du séjour d’Abdullah Öcalan en Italie, ce pays ayant fait valoir qu’il ne pouvait pas l’extrader vers un pays où il risquait la peine de mort. Le ministre de la Justice de l’époque avait alors présenté au gouvernement un amendement pour abolir la peine capitale. Mais il s’était heurté à l’opposition de plusieurs ministres et le président Suleyman Demirel avait affirmé que la Turquie n’était «pas prête» pour une telle décision. Le Premier ministre actuel Bülent Ecevit, du parti de la Gauche démocratique (DSP), s’est prononcé à titre personnel contre la peine de mort. Mais les dirigeants des deux autres partis membres de sa coalition gouvernementale, Mesut Yilmaz du parti de la Mère-Patrie (ANAP, droite) et Devlet Bahçeli de l’Action nationaliste (MHP, extrême droite), se sont prononcés pour l’exécution d’Öcalan, annonçant qu’ils voteraient au Parlement pour qu’il soit pendu.
Quarante-sept personnes attendent dans le couloir de la mort en Turquie, où aucun condamné à la peine capitale n’a été exécuté depuis octobre 1984 car le Parlement a évité de ratifier les sentences et instauré un moratoire de facto. Selon la commission parlementaire de la justice, qui est saisie une fois la condamnation confirmée par la Cour de cassation, 36 dossiers sont en attente, concernant 47 condamnés – certains dossiers portent sur plusieurs condamnés. La commission ne les a pas soumis pour ratification à l’assemblée plénière. Les frères Arif et Semdin Sakik, ce dernier ancien bras droit du chef rebelle kurde Abdullah Öcalan, condamnés à mort le mois dernier, ne sont pas compris dans cette statistique car la Cour de cassation ne s’est pas encore prononcée. Les derniers pendus ont été deux militants...
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