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Actualités - Chronologie

Palestiniens Confrontation entre l'Autorité et les ONG

Les Organisations non gouvernementales (ONG), notamment celles des droits de l’homme, sont aux prises avec l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, qu’elles accusent de chercher à les «étouffer». «L’Autorité n’a pas l’intention de restreindre les activités de ces organisations, mais de les réglementer et de freiner leur gaspillage financier au détriment du peuple palestinien», a indiqué le ministre du Travail, Freih Abou Meddeine, farouche critique de certaines ONG. Admettant qu’il n’est «pas question d’oublier le rôle joué par certaines ONG sous l’occupation ou actuellement, comme celles agissant dans l’agriculture, la santé, l’éducation et les droits civils et politiques», le ministre souligne toutefois qu’il y en a d’autres qui «violent la loi et nuisent à la société». La dernière catégorie est formée, selon lui, «d’organisations utilisant le slogan des droits de l’homme, alors qu’elles sont corrompues et reçoivent des pays donateurs des budgets importants, dilapidés en salaires et en frais onéreux dispensés à certains individus». Le ministre leur reproche également de «se mêler indûment de politique, voire de chercher, à travers certaines activités, à infiltrer les institutions de l’Autorité, comme le Conseil législatif et la justice». Évoquant certaines «invitations suspectes à l’étranger» qui, selon lui, «devraient être adressées par le biais des institutions de l’Autorité», le ministre a accusé certaines ONG «de vouloir créer un lobby qui fasse pression sur l’Autorité au profit des pays qui les financent». Pour Khodr Skhirat, directeur de la Société palestinienne pour la protection des droits de l’homme et de l’environnement (LAW), «cette campagne officielle vise à étouffer les ONG, notamment celles qui défendent les droits de l’homme, dont les activités gênent énormément l’Autorité». Celle-ci «cherche à imiter l’Égypte» dont le Parlement a voté une loi que les ONG égyptiennes ont dénoncée comme restrictive, a estimé M. Skhirat. Il a réfuté les accusations de salaires importants versés aux activistes, et défié l’Autorité d’en donner des «preuves à la justice». Il a toutefois reconnu que «certaines subventions», notamment celles provenant d’organismes américains, «servent les objectifs politiques des donateurs» et sont attribuées, «sans aucun critère, à des personnes non crédibles». Anis al-Qak, responsable au ministère de la Coopération internationale, indique que «les pays donateurs ont versé en cinq ans 260 millions de dollars (sur les 320 M promis) aux ONG, sans compter les sommes versées à l’insu de l’Autorité». Le responsable palestinien considère que le montant de 35 M USD versé aux seules organisations des droits de l’homme est «énorme, comparé aux 914 M USD versés aux projets d’infrastructure durant la même période», sachant que «les donateurs déduisent les sommes versées aux ONG de l’aide globale destinée aux Palestiniens». Il en est de même pour les ONG israéliennes qui s’occupent également des affaires palestiniennes. «Nous remercions ces ONG (israéliennes) pour leurs efforts, mais pourquoi doivent-elles être financées à nos frais?», a-t-il ajouté. Toutefois, l’Autorité et les ONG s’accordent à ce que leurs relations «soient régies par une loi spéciale qui rende leurs activités et leurs finances transparentes». Une loi approuvée à cet effet par le Conseil législatif il y a quelques mois est toujours suspendue par des «réserves» émises par l’Autorité.
Les Organisations non gouvernementales (ONG), notamment celles des droits de l’homme, sont aux prises avec l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, qu’elles accusent de chercher à les «étouffer». «L’Autorité n’a pas l’intention de restreindre les activités de ces organisations, mais de les réglementer et de freiner leur gaspillage financier au détriment du peuple palestinien», a indiqué le ministre du Travail, Freih Abou Meddeine, farouche critique de certaines ONG. Admettant qu’il n’est «pas question d’oublier le rôle joué par certaines ONG sous l’occupation ou actuellement, comme celles agissant dans l’agriculture, la santé, l’éducation et les droits civils et politiques», le ministre souligne toutefois qu’il y en a d’autres qui «violent la loi et nuisent à la société». La dernière...