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Actualités - Chronologie

Tarik Abdul-Wahad, la griffe NBA des Bleus

Premier joueur français à évoluer en NBA, Tarik Abdul-Wahad se déclare prêt, s’il le faut, «à jouer les porteurs d’eau» pour l’équipe de France qualifiée pour les quarts de finale de l’Euro 99 de basket. Son attitude pendant les deux premiers tours de la compétition en témoigne. Son accession au royaume des étoiles a été longue, parfois laborieuse. Mais, au bout de ce chemin tortueux, celui qui s’appelait encore Olivier Saint-Jean est passé du rêve de gosse à une réalité tapissée de dollars. Premier Français de l’Histoire admis en NBA, l’ailier star de la sélection tricolore est né à Maisons-Alfort, il y a un quart de siècle, de parents d’origine guyanaise. Après avoir un peu goûté au football – «comme tout le monde à l’époque de Platini et Tigana» –, le même s’accroche à la grosse balle orange dès l’âge de neuf ans. Sa mère, joueuse en banlieue parisienne, inspire cette passion naissante. Dès les premières sélections, plusieurs propositions arrivent sur la table familiale. Axé sur la formation, le club d’Evreux séduit ce joyau à l’état brut. Il ne le sait pas encore mais Olivier Saint-Jean vivra en Normandie la totalité de sa carrière française. Ces années furent ponctuées par un premier titre majeur : celui de champion d’Europe junior aux côtés de Laurent Foirest, Laurent Sciarra, des garçons qu’il retrouve aujourd’hui sous le maillot bleu-blanc-rouge. Cette année 1992 marque également le début de l’aventure avec Jean-Pierre de Vincenzi, l’actuel sélectionneur national. « J’ai des principes » «En fait, ce titre n’a pas changé grand-chose pour moi, je pensais surtout à m’amuser. Cette année-là, je suis allé visiter plusieurs facs américaines et c’est North Carolina qui m’avait le plus impressionné», se souvient Tarik en souriant. Il atterrira à Michigan, point de départ d’un sacré chemin de croix. «J’avais de bons rapports avec les joueurs. Mais, du fait que je suis européen, on me tenait tout de même un peu à l’écart», résume l’intéressé. Une opération du genou l’expulse ensuite des parquets pendant un an. Elle le ramène aussi en France où Olivier se heurte à un mur d’incompréhension. Il est écarté de l’équipe de France A’. «On m’a dit que j’avais la grosse tête. Non, j’ai des principes!», précise l’ailier français qui déménage alors sur le campus de San Jose State en Californie. Saint-Jean s’inscrit à la «draft», ce vaste marché annuel qui permet aux franchises NBA de choisir les meilleurs joueurs universitaires du pays. Sacramento le retient dès le premier tour, au onzième rang. C’est-à-dire dans les très hautes sphères de la planète basket. «Encore junior, je tournais à 23 points par match avec San Jose. J’étais sûr de moi. Des équipes NBA m’avaient appelé. Mais bon, la nuit avant la draft, je n’ai pas pu dormir! Et quand David Stern (le commissaire général de la NBA) m’a appelé, j’ai ressenti un truc indescriptible».
Premier joueur français à évoluer en NBA, Tarik Abdul-Wahad se déclare prêt, s’il le faut, «à jouer les porteurs d’eau» pour l’équipe de France qualifiée pour les quarts de finale de l’Euro 99 de basket. Son attitude pendant les deux premiers tours de la compétition en témoigne. Son accession au royaume des étoiles a été longue, parfois laborieuse. Mais, au bout de ce chemin tortueux, celui qui s’appelait encore Olivier Saint-Jean est passé du rêve de gosse à une réalité tapissée de dollars. Premier Français de l’Histoire admis en NBA, l’ailier star de la sélection tricolore est né à Maisons-Alfort, il y a un quart de siècle, de parents d’origine guyanaise. Après avoir un peu goûté au football – «comme tout le monde à l’époque de Platini et Tigana» –, le même s’accroche à la...