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Actualités - Chronologie

Les 13 juifs arrêtés, accusés d'espionnage militaire

L’Iran a officiellement accusé d’espionnage militaire les 13 juifs iraniens arrêtés il y a plusieurs mois et assuré qu’ils bénéficieraient d’un procès équitable. Le chef de la diplomatie, Kamal Kharazi, a révélé les chefs d’accusation dans une série de lettres adressées au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, à plusieurs capitales étrangères et aux responsables de l’Union européenne. Cette initiative vise, semble-t-il, à apaiser les critiques occidentales et les pressions exercées en vue de la libération des treize. «Les charges retenues contre ces personnes n’ont rien à voir avec leur religion ou leurs affiliations politiques. Elles ont été arrêtées pour avoir recueilli des informations secrètes, y compris dans le domaine militaire, et les avoir transmises à des étrangers», écrit, selon Radio-Téhéran, le ministre des Affaires étrangères. «Les demandes en vue de la remise en liberté des suspects avant que les procédures légales n’aient été épuisées constituent une offense aux droits souverains du gouvernement iranien». «Conformément à la place plus grande accordée à la société civile et à l’État de droit, (l’Iran) respecte les droits et les libertés de tous les citoyens iraniens dans la ligne des nobles enseignements de l’islam». Dénonçant «la propagande sioniste» comme «une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Iran», Kharazi ajoute: «L’Iran garantit que les prévenus bénéficieront d’un procès équitable». Il y a quelques jours, le chef de la diplomatie iranienne avait déjà accusé d’ingérence son homologue français, Hubert Védrine, pour avoir jugé «intolérable» l’arrestation des treize. Un certain nombre d’ecclésiastiques conservateurs haut placés dans la hiérarchie chiite ont estimé pour leur part que les suspects étaient des espions qui méritaient d’être pendus. Le président réformateur Mohammad Khatami est, pour l’instant, resté muet sur cette affaire alors qu’il n’a jamais caché soutenir les droits des minorités religieuses, y compris les juifs, dans la République islamique.
L’Iran a officiellement accusé d’espionnage militaire les 13 juifs iraniens arrêtés il y a plusieurs mois et assuré qu’ils bénéficieraient d’un procès équitable. Le chef de la diplomatie, Kamal Kharazi, a révélé les chefs d’accusation dans une série de lettres adressées au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, à plusieurs capitales étrangères et aux responsables de l’Union européenne. Cette initiative vise, semble-t-il, à apaiser les critiques occidentales et les pressions exercées en vue de la libération des treize. «Les charges retenues contre ces personnes n’ont rien à voir avec leur religion ou leurs affiliations politiques. Elles ont été arrêtées pour avoir recueilli des informations secrètes, y compris dans le domaine militaire, et les avoir transmises à des étrangers», écrit,...