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Actualités - Chronologie

Les hommes de Zouabri prévoient un embrasement général

Le Groupe islamique armé (GIA) est le plus radical des mouvements islamistes armés algériens. Considéré par les pays occidentaux comme le principal auteur de massacres de civils en Algérie et d’attentats en France, le GIA d’Antar Zouabri a menacé, le 22 juin, d’intensifier ses attentats en Algérie et à l’étranger. Dans un communiqué, le GIA s’en prenait violemment aux partisans de la «trêve» décidée par l’Armée islamique du salut (AIS), bras du Front islamique du salut (FIS, dissous) et qui a déposé les armes. Prônant un «embrasement général», le mouvement né au début des années 1990 rejette «toute trêve, tout dialogue et toute réconciliation» avec le pouvoir algérien. Il souhaite «purifier» le pays et y instaurer un État islamique. Le GIA a signé les attentats les plus spectaculaires en Algérie, et tué des centaines d’intellectuels, de journalistes et d’enseignants. Il a revendiqué la plupart des assassinats d’étrangers, dont il a ordonné en 1993 le départ du pays. Le mouvement a depuis longtemps «exporté» ses opérations en France, devenue sa «cible principale» en raison du «soutien inconditionnel, politique, économique et militaire» que Paris apporte, selon lui, à la «junte» d’Alger. En décembre 1994, le GIA détourne ainsi un Airbus d’Air France vers Marseille. Avant de quitter l’Algérie, il exécute trois passagers. L’intervention du GIGN à Marseille se solde par la mort des quatre terroristes. Le GIA lance ensuite une sanglante campagne d’attentats en France en 1995 (9 morts et près de 200 blessés), en s’appuyant sur des réseaux locaux qui ont été depuis démantelés. Les effectifs du mouvement et son organisation demeurent difficiles à cerner. Dirigé par Antar Zouabri, plusieurs fois donné pour mort, il semble constitué d’une «nébuleuse» de groupes armés, éclatés en cellules largement autonomes et parfois divergentes. Le GIA est particulièrement implanté dans la capitale, la plaine de la Mitidja et les monts de Blida aux portes sud d’Alger et dans l’ouest du pays. Certaines phalanges sont entrées en dissidence, comme celle d’Hassan Hattab, qui tente de s’imposer aujourd’hui comme seul chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), actif en particulier à l’est d’Alger, la zone 2.
Le Groupe islamique armé (GIA) est le plus radical des mouvements islamistes armés algériens. Considéré par les pays occidentaux comme le principal auteur de massacres de civils en Algérie et d’attentats en France, le GIA d’Antar Zouabri a menacé, le 22 juin, d’intensifier ses attentats en Algérie et à l’étranger. Dans un communiqué, le GIA s’en prenait violemment aux partisans de la «trêve» décidée par l’Armée islamique du salut (AIS), bras du Front islamique du salut (FIS, dissous) et qui a déposé les armes. Prônant un «embrasement général», le mouvement né au début des années 1990 rejette «toute trêve, tout dialogue et toute réconciliation» avec le pouvoir algérien. Il souhaite «purifier» le pays et y instaurer un État islamique. Le GIA a signé les attentats les plus spectaculaires en...