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Actualités - Communiques Et Declarations

Beyrouth dans le noir

Les raids de la nuit du jeudi à vendredi, qui ont atteint les sous-stations de Jamhour et de Bsalim, laissent Beyrouth dans l’obscurité. Combien cela durera-t-il ? Quelle sera l’ampleur du rationnement ? Quelles régions seront les plus touchées ? Quelles sont les alternatives prévues par le gouvernement ? Interrogé par L’Orient-Le Jour, M. Sleiman Traboulsi, ministre des Ressources hydrauliques et électriques, a donné quelques précisions. «Les dégâts sont très importants, la plus grande partie des transformateurs desservant les différentes régions du pays sont détruits», a-t-il affirmé indiquant qu’il s’agit «des stations de transformation, qui distribuent l’électricité qui leur parvient». À la question de savoir s’il était déjà possible d’évaluer les dégâts et le coût des réparations, M. Traboulsi a répondu : «Cela va certainement coûter des dizaines de millions de dollars. Mais il est impossible d’avancer un chiffre exact parce que le coût de reconstruction dépend de beaucoup de facteurs. Nous en sommes encore à de simples estimations.» Une source bien informée a assuré à L’Orient-Le Jour que «le coût des réparations serait pour Jamhour de 10 à 12 millions de dollars, et de 18 à 20 millions de dollars pour Bsalim, soit un total d’environ 30 millions de dollars». Pour sa part, M. Georges Mouawad, directeur de l’Électricité du Liban, a déclaré que «le gouvernement a déjà donné des instructions pour que l’électricité soit assurée au citoyen le plus rapidement possible». Par ailleurs, l’EDL a publié un communiqué dans lequel elle a précisé que «la destruction des deux sous-stations est complète ce qui veut dire que l’alimentation de Beyrouth et de ses environs se fera à un niveau minimal». Le communiqué poursuit : «L’EDL prend des mesures urgentes pour assurer le courant à des institutions vitales comme les offices des eaux, les stations de pompage, les centraux téléphoniques». L’EDL précise cependant qu’il est impossible pour le moment de préciser la durée du rationnement. «Les régions les plus touchées sont Beyrouth et les régions environnantes (Metn, Aley, Sofar)», a souligné M. Traboulsi. «L’électricité reviendra progressivement dans ces régions grâce à certaines mesures que nous prendrons, jusqu’à ce que les sous-stations soient réparées.» Interrogé sur le délai, il a estimé qu’«il n’est pas possible de le déterminer dès à présent, car cela dépend de détails techniques et de la possibilité d’obtenir les pièces de rechange dont nous aurons besoin». Et les alternatives ? «Nous aurons recours à des expédients techniques qui permettront de détourner le courant vers d’autres transformateurs pour alimenter Beyrouth», a répondu M. Traboulsi. Il a estimé que les réparations seront plus lentes qu’en 1996, quand Israël avait bombardé Bsalim, parce que les dégâts sont aujourd’hui plus importants. De plus, à l’époque, Électricité de France avait envoyé sur le champ un transformateur qui avait permis de régler très vite le problème.
Les raids de la nuit du jeudi à vendredi, qui ont atteint les sous-stations de Jamhour et de Bsalim, laissent Beyrouth dans l’obscurité. Combien cela durera-t-il ? Quelle sera l’ampleur du rationnement ? Quelles régions seront les plus touchées ? Quelles sont les alternatives prévues par le gouvernement ? Interrogé par L’Orient-Le Jour, M. Sleiman Traboulsi, ministre des Ressources hydrauliques et électriques, a donné quelques précisions. «Les dégâts sont très importants, la plus grande partie des transformateurs desservant les différentes régions du pays sont détruits», a-t-il affirmé indiquant qu’il s’agit «des stations de transformation, qui distribuent l’électricité qui leur parvient». À la question de savoir s’il était déjà possible d’évaluer les dégâts et le coût des réparations,...