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Actualités - Chronologie

Diplomatie Beyrouth demande la convocation du comité de surveillance

Le Liban a effectué une série de démarches diplomatiques hier pour mettre un terme à l’escalade militaire. On apprend de sources diplomatiques, citées par Khalil Fleyhane, notre correspondant au palais Bustros, que le ministère des Affaires étrangères a adressé au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan une note de protestation comportant les détails et les conséquences des attaques israéliennes. Beyrouth demande que des copies de cette note soient remises aux délégués des pays membres du Conseil de sécurité. Dans cette note, qui a été transmise à M. Annan par l’ambassadeur du Liban aux Nations unies Samir Moubarak, le palais Bustros met en évidence la «gravité» des attaques israéliennes, dont il souligne le caractère «injustifié» et «agressif», et appelle les pays membres du Conseil à «effectuer des contacts afin de faire pression sur Israël pour l’amener à cesser ses agressions». D’autre part, on indique de mêmes sources que l’ambassadeur du Liban à Washington Farid Abboud a entrepris des démarches auprès des responsables américains, notamment du secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient Martin Indyk. Aucune précision n’a toutefois été apportée au sujet de ces contacts, entrepris simultanément à Washington ainsi qu’auprès des ambassades des États-Unis et de France à Beyrouth. L’ambassadeur des États-Unis David Satterfield a été reçu hier à cet effet par le chef de l’État Émile Lahoud, aussitôt après la séance du Conseil des ministres. L’entretien a duré une demi-heure. M. Satterfield devait également être reçu par le chef du gouvernement Sélim Hoss. À l’issue de cet entretien, le diplomate US a appelé «toutes les parties à la retenue» et à «résoudre les différends au sein du comité de surveillance» chargé de veiller au respect des arrangements d’avril 1996. «Le recours à la violence ne contribue pas à la relance du processus de paix», a-t-il souligné. Le ministère des Affaires étrangères a contacté les délégués américain et français au sein du comité international de surveillance pour demander une convocation de ce groupe à une réunion dans les plus brefs délais. Le palais Bustros a été informé du désir des diverses parties membres du comité de se réunir pour discuter des derniers développements, mais aucune date précise n’a encore été fixée. De sources diplomatiques, on indique néanmoins que la séance pourrait avoir lieu demain dimanche ou lundi. Selon ces sources, le fait que le comité se réunisse ou non à date rapprochée sera révélateur des intentions israéliennes.
Le Liban a effectué une série de démarches diplomatiques hier pour mettre un terme à l’escalade militaire. On apprend de sources diplomatiques, citées par Khalil Fleyhane, notre correspondant au palais Bustros, que le ministère des Affaires étrangères a adressé au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan une note de protestation comportant les détails et les conséquences des attaques israéliennes. Beyrouth demande que des copies de cette note soient remises aux délégués des pays membres du Conseil de sécurité. Dans cette note, qui a été transmise à M. Annan par l’ambassadeur du Liban aux Nations unies Samir Moubarak, le palais Bustros met en évidence la «gravité» des attaques israéliennes, dont il souligne le caractère «injustifié» et «agressif», et appelle les pays membres du Conseil à «effectuer...