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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar survendu

Le dollar est demeuré «survendu» en ce début de semaine à Beyrouth dans un marché dépourvu d’intérêts à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Et c’est grâce au maintien par celle-ci de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, que le billet vert a dû achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Dans cette conjoncture de l’offre et de la demande du dollar sur le marché libanais, les établissements de crédit l’ont négocié pratiquement au point inférieur de cette fourchette entre 1 502,00 et 1 502,25 LL et très rarement en dehors de la BDL en raison de la réticence de la demande privée à se placer même à ce niveau. Quant au volume d’affaires, il s’est relativement développé hier pour dépasser dix millions de dollars, presque entièrement achetés par la BDL à 1 502,00 LL, à en croire les cambistes de la place. L’euro affaibli par les déclarations de Prodi À l’étranger, les inquiétudes sur la conjoncture économique italienne ont une nouvelle fois pesé sur l’euro qui a fléchi hier face aux principales devises sur les marchés des changes internationaux, perdant tout le bénéfice de l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE), vendredi dernier, en raison de déclarations du président de la Commission européenne, Romano Prodi. Celui-ci a affirmé que l’Italie va devoir opérer des «choix radicaux» si elle veut continuer à faire partie du cycle des pays participant à l’euro. «Nous avons eu une inflation très basse, de seulement 2 %, mais nos concurrents européens ont une hausse des prix de 1 % seulement. Si nos coûts divergent et continuent sur cette tendance, nous ne parviendrons pas à rester dans l’euro», a-t-il prévenu à l’occasion de l’assemblée annuelle de la Fédération de l’industrie chimique à Milan. Et d’ajouter : «Perdre un point de pourcentage de compétitivité par an, si cela dure, peut devenir une tragédie». Ces propos ont entraîné un repli immédiat de l’euro, malgré que M. Prodi ait tenté par la suite de rectifier ses déclarations, car le mal était déjà fait, comme en témoigne l’empressement du marché à vendre l’euro au profit du dollar. Les déclarations du président actuel et de celui désigné de la Bundesbank, MM. Hans Tietmeyer et Ernst Welteke respectivement, estimant que l’euro avait un considérable potentiel d’appréciation à condition que les dirigeants européens appliquent une politique économique appropriée, n’ont pas réussi à redonner des couleurs à la monnaie unique européenne. Le billet vert a été pour sa part en nette progression face au yen, après l’intervention de la Banque du Japon qui, selon les cambistes, aurait dépensé hier 2 milliards de dollars pour freiner l’appréciation de la devise nippone qui risquerait de compromettre la fragile reprise de l’économie japonaise. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est orienté vers le haut hier, se négociant à New York comme suit : – 1,0345 pour un euro contre 1,0385, vendredi dernier – 1,5905 pour un sterling contre 1,5995 – 1,8910 DM contre 1,883 – 6,3400 FF contre 6,3170 – 1,5425 FS contre 1,5385 – 1 871,50 lires contre 1 864,70 – 122,35 yens contre 120,45. Bourse de Beyrouth : marché faible et étriqué Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth a fonctionné en ce début de semaine sous le signe de la baisse des actions B de Bou Khalil Markets sur le marché parallèle en l’absence de variations sur le marché officiel dont les cotations sont restées inchangées. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées sur les deux marchés a abandonné 0,21 % à 77,51 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 179,03 points. Cette évolution s’est produite hier dans un volume d’affaires toujours réduit, ne dépassant pas quelque 74 487 actions d’une valeur globale de 298 387 dollars. Wall Street : dans le rouge Sur les autres places, Wall Street a reviré vers le bas hier, après un début de séance calme et sans trop de relief avec toutefois un attrait marqué pour les valeurs de la haute technologie et de l’Internet, un secteur qui verra ces prochains jours de nouvelles introductions en Bourse de petites sociétés. La tendance fondamentale du marché a été affaiblie par le très fort repli du marché obligataire qui évolue à l’inverse du rendement des bons du Trésor américains à 30 ans qui s’est inscrit en hausse à 6,0450 %. Cette évolution, qui est venue après que le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, eût rassuré les marchés la semaine dernière qu’il agirait préventivement à la fin du mois sur le front du crédit, a eu un impact négatif sur l’ensemble de la cote, à l’exception toutefois du secteur de la haute technologie et de l’Internet qui a réussi à trouver grâce aux yeux des investisseurs. Ainsi, la baisse des industrielles, des pétrolières et du secteur de la pharmacie a affecté l’ensemble du marché. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fléchir d’un plus haut à 10 880,25 points à un plus bas à 10 755,93 points, avant d’afficher en préclôture 10 795,40 points, en baisse de 60,16 points sur la veille. Fermeté des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont été fermes hier, les investisseurs consolidant les gains enregistrés en Asie, où l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé à son plus haut niveau depuis octobre 1997. L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a ainsi battu un nouveau record de hausse à 4 545,09 points en hausse de 5,53 points, tandis que le X DAX de Francfort gagnait 131,28 à points 5 468,47 points. L’indice Footsie de la Bourse de Londres s’est adjugé 53,40 points à 6 581,20 points et le SMI (Swiss Market Index), 76,6 points à 7 266,4 points, ainsi que les divers marchés paneuropéens. Les taux américains en ligne de mire La distribution, l’automobile et le secteur des conglomérats affichent des performances supérieures à l’ensemble du marché, alors que les industries de base et la construction restent à la traîne. Les titres de BOC Group gagnent 2,36 % à la suite d’informations selon lesquelles la société de gaz industriels aurait reçu des propositions de fusion, émanant apparemment d’Air Liquide, qu’elle a par ailleurs rejetées. Très bonne tenue des valeurs chimiques à l’image de l’allemand Degussa Huels, qui avance de 5,65 %, et de Hoechst, qui s’adjuge 4,64 %. Selon les analystes, tous les regards européens seront braqués cette semaine sur les taux d’intérêt américains. «Le fait que les rendements US aient substantiellement baissé aide», explique Joe Hall (Deutsche Bank). Le taux de rendement de l’emprunt de référence à trente ans s’inscrit à 5,96 % contre un plus haut de 6,20 % la semaine dernière. Tokyo : au plus haut depuis octobre 1997 La Bourse de Tokyo a atteint son plus haut niveau depuis le 6 octobre 1997 en gagnant lundi 1,8 %, soutenue par la détermination de la Banque centrale à empêcher l’appréciation du yen et du gouvernement à soutenir la croissance après les déclarations du Premier ministre Keizo Obuchi durant le sommet du G8. L’indice Nikkei 225 a gagné 307,59 points pour remonter à 17 738,85 pts, l’indice élargi Topix prenant 22,76 pts à 1 419,05 pts avec environ 546 millions de titres échangés contre 695,2 millions vendredi. Les investisseurs étaient encouragés par la faiblesse du yen après l’intervention de la Banque centrale du Japon (BoJ) sur le marché des changes pour vendre de la devise nipponne et soutenir ainsi le dollar, selon les opérateurs.
Le dollar est demeuré «survendu» en ce début de semaine à Beyrouth dans un marché dépourvu d’intérêts à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Et c’est grâce au maintien par celle-ci de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, que le billet vert a dû achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Dans cette conjoncture de l’offre et de la demande du dollar sur le marché libanais, les établissements de crédit l’ont négocié pratiquement au point inférieur de cette fourchette entre 1 502,00 et 1 502,25 LL et très rarement en dehors de la BDL en raison de la réticence de la demande privée à se placer même à ce niveau. Quant au volume d’affaires, il s’est relativement développé hier pour...