Pour aider un adolescent à passer le cap de cette période charnière en douceur, il faut aussi veiller sur son alimentation. La puberté est en effet une période critique à tout point de vue. Les modifications hormonales entraînent chez l’adolescent des changements physiques et psychologiques majeurs. La nécessité d’une alimentation équilibrée ne doit pas être reléguée au second plan. L’enfant a encore besoin de matériaux de base pour achever sa croissance. De plus, l’adolescent se heurte généralement à des difficultés relationnelles et adopte quelquefois un mauvais comportement alimentaire (boulimie, anorexie) qu’il faut déceler et soigner à temps pour éviter des conséquences physiques et psychologiques regrettables. Il est bon de surveiller le jeune sujet pour voir s’il mange trop ou pas assez et ceci pendant quelques semaines. Si la prise ou la perte de poids n’est pas alarmante et lui-même semble satisfait, toute discussion n’est pas opportune. En revanche, si la quantité paraît anormale, sans dramatiser, il faut quand même aborder le sujet avec lui. Les modifications du comportement alimentaire traduisent souvent chez l’adolescent des difficultés à affronter la vie. Il s’agit aussi de lui apprendre à gérer son alimentation. Veiller aussi à ce que les frites soient remplacer par des salades, le Coca par de l’eau et que les repas soient autant qu’il se peut diététiques. Le plus important est qu’il absorbe chaque jour, sous la forme qu’il souhaite, des laitages (l’équivalent de 2/3 de litre de lait) et en altérnance viandes, œufs, poissons. Si les discussions s’enveniment et l’alimentation du jeune rebelle semble tout à fait déséquilibrée, mieux vaut demander conseil à un nutritionniste ou à un psychologue. Garcon - fille: des besoins différents À 14 ans, le garçon est en pleine puberté, alors que la fille a terminé la sienne. Leurs besoins alimentaires sont donc bien différents. Si la fille a un solide appétit, prend facilement du poids et aime les sucreries mieux vaut ne pas l’encourager dans cette voie. Sans commentaires désobligeants ou critiques sur sa ligne, lui apprendre à remplacer les tartines au beurre-confiture au chocolat par deux biscuits ou une pomme. Puis lui expliquer qu’une prise de poids inférieure à quatre kilos n’est pas alarmante à condition de rectifier son alimentation par un régime mieux équilibré. En revanche si le garçon, âgé de 14 à 16 ans, mange comme un ogre, il ne faut pas s’inquiéter. C’est en ce moment que l’adolescent a les plus gros besoins alimentaires, surtout s’il est grand de taille et fort. Le laisser manger donc à sa guise à condition qu’il ne prenne pas beaucoup de poids. Favoriser toutefois l’apport en protéines (viandes, laitages, œufs, poissons) est à conseiller. La ration alimentaire moyenne d’un adolescent doit apporter 2500 à 3000 calories. L’enfant compense lui-même ses dépenses physiques en augmentant les quantités d’aliments au cours des repas. L’important est de dissuader les adolescents, filles et garçons, de puiser les calories dont ils ont besoin dans les boissons gazeuses, les glaces et les sucreries.
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