Encadré de ses deux épouses légitimes, le sultan de Brunei était l’un des rares invités de sang royal convié par le prince Edward à son mariage qui réunissait en revanche nombre de personnalités du show-business, une des concessions à la «modernité» voulue par Buckingham. Les noces «conte de fées» de sa sœur Anne, vingt et un ans auparavant, et de ses frères Charles et Andrew, dix-huit ans et treize ans plus tôt, avaient attiré des parterres de têtes couronnées et de nombreux responsables politiques. Mais Edward avait fait savoir avant son mariage qu’il souhaitait, en dépit des 50 caméras de la BBC retransmettant l’évènement dans le monde entier, une cérémonie «intime». Les cousins royaux étaient donc clairsemés parmi les 500 invités réunis dans la chapelle du château de Windsor. Parmi eux, le prince de Norvège, celui du Danemark et son épouse Alexandra et le prince Guillaume de Luxembourg. Pas d’hommes politiques non plus pour le mariage du benjamin de la reine, seulement septième dans l’ordre d’accession au trône. Aucun des dirigeants des partis politiques anglais n’avait été invité, y compris le Premier ministre Tony Blair. Depuis Cologne où il participait au G8, ce dernier n’a malgré tout pas manqué de se manifester en assurant à ses concitoyens, qui redoutent un nouveau divorce, que ce «couple plein de vie et intelligent» serait «très heureux». Les indésirables pouvant rappeler de mauvais souvenirs le jour où la monarchie britannique renouait enfin avec une actualité rose avaient été priés de rester chez eux : Sarah Ferguson, divorcée d’Andrew, ainsi que Camilla Parker-Bowles, la maîtresse de Charles. Les deux frères, témoins du prince lors de la cérémonie, sont venus en célibataires. Edward qui dirige une société de production télévisuelle, reconvertie pour faire face à des difficultés financières dans le «documentaire royal», et Sophie, à la tête d’une entreprise de relations publiques, avaient en revanche invité nombre de personnalités du show-business : Andrew Lloyd-Webber, auteur de comédies musicales à succès et premier «patron» d’Edward lorsque ce dernier avait tenté quelques premiers pas incertains dans le métier d’acteur, John Travolta, l’ancien Monty Python John Cleese et les chanteurs Tom Jones et Harry Connick Jr.
Encadré de ses deux épouses légitimes, le sultan de Brunei était l’un des rares invités de sang royal convié par le prince Edward à son mariage qui réunissait en revanche nombre de personnalités du show-business, une des concessions à la «modernité» voulue par Buckingham. Les noces «conte de fées» de sa sœur Anne, vingt et un ans auparavant, et de ses frères Charles et Andrew, dix-huit ans et treize ans plus tôt, avaient attiré des parterres de têtes couronnées et de nombreux responsables politiques. Mais Edward avait fait savoir avant son mariage qu’il souhaitait, en dépit des 50 caméras de la BBC retransmettant l’évènement dans le monde entier, une cérémonie «intime». Les cousins royaux étaient donc clairsemés parmi les 500 invités réunis dans la chapelle du château de Windsor. Parmi eux, le...
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