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Actualités - Chronologie

Des contes de fées à la malédiction des Windsor

Le prince Edward est porteur des derniers espoirs de la reine Elizabeth de voir enfin l’un de ses enfants échapper à la malédiction du divorce qui a frappé ses trois autres enfants, pourtant élevés à la «dure» dans un respect glacé des traditions et de la «morale». L’album de famille de la décennie 1990 se clôturera sur les photos de mariage du benjamin de la souveraine. Mais il a été jalonné par une cascade de scandales, révélations salaces et autres déballages de linge sale qui ont durablement entaché l’image de la monarchie. C’est la discrète princesse Anne qui, en avril 1992, inaugure «l’annus horribilis» de la reine Elizabeth : elle se poursuivra avec la séparation d’Andrew et Fergie, celle de Charles et Diana, l’incendie du château de Windsor et l’obligation pour la souveraine de payer des impôts. Unie en 1973 au fringant capitaine et champion d’équitation Mark Phillips, le premier mariage «conte de fées» des Windsor suivi alors par 500 millions de téléspectateurs, Anne officialise une séparation de plusieurs années. Elle a été causée, selon la presse populaire, par les «incartades» de son époux et sa rencontre avec le commandant Tim Laurence, de cinq ans son cadet, dont les lettres d’amour passionnées avaient été publiées dans les journaux. Elle l’épousera en décembre de la même année en Écosse : l’Église anglicane, dont sa mère est le chef suprême, ne bénit pas les remariages des divorcés. «Camillatape» Deux jours avant son remariage, Charles et Diana ont annoncé leur séparation. La publication dans la presse populaire d’une conversation «érotique» entre Charles et Camilla, bientôt baptisée le «Camillatape», a eu raison de leurs dernières velléités de sauver la face. Les années qui suivront feront les délices des journaux populaires. Charles avoue en juin 1994 qu’il a trompé sa femme. Diana autorise une biographie où elle raconte sa boulimie et ses tentatives de suicide. Et en novembre 1995, elle avoue devant les caméras sa passion passée pour le capitaine Hewitt, surnommé le «rat» par la presse pour son manque de discrétion sur ses amours. Suivent des révélations des journaux sur les multiples aventures – pas toutes simplement «galantes» – de «Lady Di». C’en est trop pour la reine. Elizabeth II exige un divorce et aide Charles à payer l’addition : 24 millions de dollars, plus le palais de Kensington où elle résidera jusqu’à sa mort et une rente pour assurer son secrétariat. La princesse aura mené le business de mains de maître… La reine retire à sa bru son titre d’altesse royale. Il lui reste la satisfaction de voir l’affaire expédiée. Charles et Diana bénéficient d’une loi autorisant les époux séparés depuis plus de deux ans à divorcer en six semaines. Le Premier ministre John Major se dit «attristé». Il est le seul. John Major avait déjà été «affligé» quelques mois plus tôt à l’annonce du divorce d’Andrew et Sarah. Une union tumultueuse marquée elle aussi par quelques entorses cuisantes à la «dignité» de la monarchie. Le plus mémorable restera la publication d’une photo de Sarah, «la bru scandaleuse», seins nus, se faisant lécher les pieds par son conseiller financier au bord d’une piscine. Depuis, la duchesse, restée amie avec Andrew, retourne chez lui dans les moments de difficultés financières, entre deux publicités pour Weightwatchers et Wedgwood (porcelaine) et quelques prestations d’animatrice à la TV. La monarchie britannique n’en est pas à ses premières affaires de divorce. En 1937, le roi Edouard VIII avait abdiqué pour épouser une divorcée, Wallis Simpson. Épisode du passé ou précédent funeste : Charles, veuf et «ami» d’une autre divorcée, Camilla, se retrouve confronté au même dilemme.
Le prince Edward est porteur des derniers espoirs de la reine Elizabeth de voir enfin l’un de ses enfants échapper à la malédiction du divorce qui a frappé ses trois autres enfants, pourtant élevés à la «dure» dans un respect glacé des traditions et de la «morale». L’album de famille de la décennie 1990 se clôturera sur les photos de mariage du benjamin de la souveraine. Mais il a été jalonné par une cascade de scandales, révélations salaces et autres déballages de linge sale qui ont durablement entaché l’image de la monarchie. C’est la discrète princesse Anne qui, en avril 1992, inaugure «l’annus horribilis» de la reine Elizabeth : elle se poursuivra avec la séparation d’Andrew et Fergie, celle de Charles et Diana, l’incendie du château de Windsor et l’obligation pour la souveraine de payer des...