Des témoins, dont cinq journalistes, un aumônier et un condamné sanglé sur une table: à Huntsville, la ville où sont exécutés tous les condamnés à mort texans, et où a été exécuté le Canadien Stanley Faulder jeudi peu après 18h00, le rituel est toujours le même. Le condamné vêtu de blanc est transféré en milieu de journée de la prison d’Ellis, à une quarantaine de kilomètres de Huntsville, à la prison du centre-ville, un vieux complexe en briques rouges hérissé de barbelés. Il est installé dans le «quartier de la mort», composé de quelques cellules et de la salle d’exécution, est placé dans une minuscule cellule au sol en ciment et aux barreaux beiges. Un lit scellé au mur avec un oreiller et un drap blanc, un minuscule lavabo, des toilettes, une tablette pour son dernier repas. Le condamné y passe ses dernières heures, avec en face de lui dans le couloir une pendule et un téléphone. Il est autorisé avant l’exécution à prendre une douche, dans un espace carrelé à la plomberie antique, sans rideau. Vers 18h00, les témoins du condamné sont introduits dans une minuscule pièce d’où ils regarderont à travers une vitre. Les témoins de la victime sont dans une autre pièce semblable. Les journalistes et autres témoins (l’attorney general adjoint du Texas Andy Taylor, les deux porte-parole de la prison, le shérif du comté...) sont répartis dans les deux pièces, et l’exécution commence. Le condamné sanglé sur une table dit ses dernières paroles et, d’une pièce voisine, caché derrière une glace sans tain, le bourreau envoie la solution létale dans ses veines, par perfusion. Elle est composée de bromure (pancorium), chlorure de potassium et de pentoxyde de sodium, destinés à l’endormir, à stopper sa respiration et arrêter le cœur. Il faut en moyenne six à sept minutes pour que la mort soit constatée, mais le condamné perd généralement conscience au bout de quelques minutes, endormi par le sédatif. Un médecin vient constater le décès, les témoins sont ensuite escortés jusqu’à l’extérieur où les journalistes racontent l’exécution à leur collègues. Le plus souvent, l’avocat du condamné et les familles des victimes prennent ensuite la parole.
Des témoins, dont cinq journalistes, un aumônier et un condamné sanglé sur une table: à Huntsville, la ville où sont exécutés tous les condamnés à mort texans, et où a été exécuté le Canadien Stanley Faulder jeudi peu après 18h00, le rituel est toujours le même. Le condamné vêtu de blanc est transféré en milieu de journée de la prison d’Ellis, à une quarantaine de kilomètres de Huntsville, à la prison du centre-ville, un vieux complexe en briques rouges hérissé de barbelés. Il est installé dans le «quartier de la mort», composé de quelques cellules et de la salle d’exécution, est placé dans une minuscule cellule au sol en ciment et aux barreaux beiges. Un lit scellé au mur avec un oreiller et un drap blanc, un minuscule lavabo, des toilettes, une tablette pour son dernier repas. Le...
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