La tradition annuelle des sommets des principales démocraties, qui en est cette année à sa 25e édition à Cologne, remonte à une initiative prise en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing. Le président français avait eu l’idée de transposer au niveau des plus hauts dirigeants des cinq pays les plus industrialisés l’habitude prise par leurs ministres des Finances (G5) de régler les questions monétaires brûlantes. Le but était de discuter de manière informelle de l’économie mondiale. Depuis la décision américaine de supprimer la convertibilité du dollar, en août 1971, les réunions des ministres du G5 s’étaient multipliées. Le G5 avait pris l’habitude d’inviter de temps en temps un sixième pays particulièrement intéressé par les problèmes en discussion. Lors du premier sommet, à Rambouillet (France) en novembre 1975, c’est l’Italie, habituée des réunions ministérielles et qui assurait alors la présidence de la CEE, qui avait été invitée. Cette invitation avait quelque peu calmé la mauvaise humeur des petits pays du Marché commun non invités et qui souhaitaient que la CEE soit représentée. En revanche, le Canada avait estimé qu’il n’y avait aucune raison qu’il ne participe pas au sommet puisque l’Italie, extérieure au Groupe des Cinq, y avait été conviée. Dès le second sommet, en 1976 à Porto-Rico, sous la pression notamment des États-Unis, la présence de l’Italie et du Canada était institutionnalisée. Le Groupe des Sept (G7) était né. Depuis, l’agenda n’a cessé de s’allonger, pour aborder toutes les questions globales, de la drogue à l’environnement en passant par les maladies infectieuses. En 1991 à Londres, peu avant la disparition de l’URSS, le G7 reçoit Mikhaïl Gorbatchev, à sa demande, le dernier jour. Ensuite, la Russie est progressivement invitée jusqu’à ce que la réunion de Denver (États-Unis) en 1997 se transforme en sommet des Huit. La Russie participe pour la première fois à toutes les réunions, à l’exception des discussions financières. L’année suivante à Birmingham (Grande-Bretagne), les dernières restrictions sémantiques à l’égard de Moscou sont levées: le G7 devient officiellement G8.
La tradition annuelle des sommets des principales démocraties, qui en est cette année à sa 25e édition à Cologne, remonte à une initiative prise en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing. Le président français avait eu l’idée de transposer au niveau des plus hauts dirigeants des cinq pays les plus industrialisés l’habitude prise par leurs ministres des Finances (G5) de régler les questions monétaires brûlantes. Le but était de discuter de manière informelle de l’économie mondiale. Depuis la décision américaine de supprimer la convertibilité du dollar, en août 1971, les réunions des ministres du G5 s’étaient multipliées. Le G5 avait pris l’habitude d’inviter de temps en temps un sixième pays particulièrement intéressé par les problèmes en discussion. Lors du premier sommet, à Rambouillet (France) en...
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