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Actualités - Chronologie

Royauté - Le culte est mal parti Edward-Sophie invendables

Du déferlement d’objets souvenirs qui a accompagné les précédents mariages de membres de la famille royale, il ne sera pas question à l’occasion de l’union de Sophie Rhys-Jones et d’Edward : les commerçants estiment tout crûment «qu’ils ne se vendront pas». Sur Carnaby Street, à Londres, dans les temples du gadget kitsch qui continuent à proposer des tasses, cendriers et autres planches de timbres à l’effigie de Charles et Diana, un vendeur explique : «On a eu une mauvaise expérience avec Andrew et Sarah (le fils cadet de la reine Elizabeth et son ex-épouse), les fournisseurs ont perdu de l’argent et ils ne prendront pas le risque cette fois-ci». «Personne ne demande du Sophie et Edward», assure un autre en haussant les épaules, «Charles et Diana ont rapporté des millions, mais eux...». Une troisième, qui offre une belle collection de cartes postales de personnes royales, dit ne même pas avoir vu ce type d’articles concernant Sophie et Edward chez son fournisseur. «Il faut dire qu’ils ne sont pas très ‘tendance’», sourit-elle. De fait, les principaux imprimeurs disent ne pas avoir l’intention de «faire du Sophie-Edward». «La famille royale ne vend plus», dit l’un. «Ils (Sophie et Edward) ne sont pas célèbres», explique un autre. «Le prince William est très populaire mais eux, franchement, on les aura oubliés d’ici quelques semaines». Tasses d’amoureux Les fanatiques de l’objet souvenir royal trouveront quelque consolation au rayon articles de qualité : certains grands porcelainiers ont préparé une gamme limitée allant d’une à quatre pièces, à partir de 12,50 livres (19 euros) pour une petite assiette. La grande «tasse d’amoureux», à deux anses, ne sera disponible que sur commande pour environ 70 livres (107 euros). Nulle photo des deux époux n’orne ces objets, mais une simple légende faite de leurs noms et de la date du mariage. Et à quatre jours de la cérémonie, les détaillants de porcelaine fine n’avaient pas jugé utile de s’approvisionner. «Je n’ai pas perçu d’intérêt dans la clientèle», explique la directrice d’un magasin sur Regent’s Street, qui recèle pourtant toute la gamme de vaisselle et statuettes du genre. Restent les timbres officiels commémoratifs, qui ont été mis en vente mardi. Sophie et Edward, décontractés en pull à col roulé noir, ont posé pour deux photos noir et blanc, de face et de profil. Décision de principe ou faute de demande, Buckingham Palace n’a pas cru bon d’assouplir, pour le mariage du benjamin d’Elizabeth II, les règles strictes qui s’appliquent à l’utilisation commerciale de l’image de la famille royale. «Il ne peut s’agir que d’objets de bon goût et durables», explique un porte-parole. Ces règles excluent le linge de maison, les autocollants, les boîtes et tous types de vêtements. Ainsi, les T-shirts Sophie-Edward «ne sont pas admissibles», décrète le palais. Rien ne laisse présager que le couple royal du troisième millénaire soit promis à un culte iconographique comparable à celui de Diana, exemple unique en la matière. Dans ce dernier cas, Buckingham n’avait en l’occurrence guère voix au chapitre : «C’était un peu différent, parce que, bien sûr, vous savez... enfin elle ne faisait plus partie de la famille».
Du déferlement d’objets souvenirs qui a accompagné les précédents mariages de membres de la famille royale, il ne sera pas question à l’occasion de l’union de Sophie Rhys-Jones et d’Edward : les commerçants estiment tout crûment «qu’ils ne se vendront pas». Sur Carnaby Street, à Londres, dans les temples du gadget kitsch qui continuent à proposer des tasses, cendriers et autres planches de timbres à l’effigie de Charles et Diana, un vendeur explique : «On a eu une mauvaise expérience avec Andrew et Sarah (le fils cadet de la reine Elizabeth et son ex-épouse), les fournisseurs ont perdu de l’argent et ils ne prendront pas le risque cette fois-ci». «Personne ne demande du Sophie et Edward», assure un autre en haussant les épaules, «Charles et Diana ont rapporté des millions, mais eux...». Une troisième,...