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Actualités - Reportages

Assassinats politiques en Iran

Amnesty International dénonce la détention de «centaines de prisonniers politiques», la torture et les assassinats politiques en Iran, tout en notant que l’opposition armée au régime islamique a elle aussi violé les droits de l’homme. L’organisation souligne que «des centaines de prisonniers politiques» étaient détenus en 1998, certains sans jugement ni inculpation. «Le représentant spécial de l’Onu pour l’Iran s’est vu refuser l’accès au pays pendant toute l’année», affirme l’organisation. «Des informations faisant état de torture et de mauvais traitements ont encore été reçues et des sentences de flagellation et lapidation imposées», indique Amnesty. «Des informations ont donné à penser que des “disparitions” et des exécutions sans jugement avaient eu lieu», poursuit le rapport, citant notamment le cas d’Aman Naroui, un religieux sunnite de Zabol (Sistan-Baloutchistan) «tué par des individus armés non identifiés en juillet après avoir critiqué les autorités de la région. À la connaissance d’Amnesty International, il n’y a pas eu d’enquête», ajoute l’organisation. «Un grand nombre de personnes ont été exécutées, y compris au moins un prisonnier politique. Le nombre pourrait cependant être considérablement supérieur», selon Amnesty. Outre les arrestations de nombreux journalistes et responsables de journaux ayant publié des articles jugés hostiles au régime, Amnesty cite le cas de l’Allemand Helmut Hofer, condamné à mort en janvier pour une liaison sexuelle présumée avec une Iranienne. Libéré début avril 1999 après cassation du jugement, M. Hofer sera rejugé à partir du 22 juin à Téhéran. «Les groupes de l’opposition armée ont violé les droits de l’homme», souligne l’organisation internationale, rappelant qu’en mai 1998, le groupe des Moudjahidine du peuple a commis trois attentats à la bombe dans le centre de Téhéran. «Un nombre indéterminé de personnes ont été tuées, certains étaient des civils», selon l’organisation.
Amnesty International dénonce la détention de «centaines de prisonniers politiques», la torture et les assassinats politiques en Iran, tout en notant que l’opposition armée au régime islamique a elle aussi violé les droits de l’homme. L’organisation souligne que «des centaines de prisonniers politiques» étaient détenus en 1998, certains sans jugement ni inculpation. «Le représentant spécial de l’Onu pour l’Iran s’est vu refuser l’accès au pays pendant toute l’année», affirme l’organisation. «Des informations faisant état de torture et de mauvais traitements ont encore été reçues et des sentences de flagellation et lapidation imposées», indique Amnesty. «Des informations ont donné à penser que des “disparitions” et des exécutions sans jugement avaient eu lieu», poursuit le rapport, citant...