Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Procès Nivel : deux collègues déposent à Essen

Deux collègues du gendarme français Daniel Nivel, qui se trouvaient à ses côtés lors de son lynchage par des hooligans le 21 juin 1998 lors du Mondial de football à Lens (France), ont raconté la charge des agresseurs mercredi à Essen (ouest), sous les yeux embués de son épouse. «Vers 16h30, un attroupement a eu lieu au bout de la rue. Des hooligans sont sortis de cet attroupement, ils se sont emparés de planches et nous ont chargés. Daniel et moi on a reculé, vu le nombre. Mon camarade Daniel a été bousculé par un hooligan tatoué sur le haut du corps, un deuxième a plaqué mon camarade Zajac avec une planche et un troisième l’a frappé», a raconté Jean-Bernard Douvrin, 47 ans, devant la Cour d’assises qui juge quatre agresseurs présumés. «Le hooligan tatoué s’est jeté sur moi, je suis tombé à terre, ma tête a claqué sur le sol», a-t-il précisé. Une fois relevé, Jean-Bernard Douvrin a «saisi l’arme de Zajac, armé le lance-grenades et mis en fuite les hooligans» en tirant deux grenades. M. Douvrin s’est contredit en quelques points. Il a dit ne rien avoir vu de l’agression de Daniel Nivel «quand il était déjà par terre». «J’étais un peu sonné, je n’ai pas fait attention». Mais il a indiqué avoir reconnu Markus Warnecke, écroué en France, qui a selon lui «frappé le chef (Nivel) au niveau du buste», quand Daniel Nivel était déjà au sol. Sur le port du casque, M. Douvrin a d’abord affirmé que lui-même et MM. Nivel et Zajac le portaient depuis le matin 08h00, avant de nuancer ensuite sous le coup des questions du président de la Cour et de la défense. «Nous les avions retirés pour le déjeuner», et avant la fin du match, «on nous a donné l’ordre de les remettre». Son collègue Jean-Michel Zajac, 41 ans, a ensuite à son tour décrit la charge des hooligans, peu après que les trois gendarmes furent «venus remplacer une unité de police dans la rue Pruvost». «On avait reçu l’ordre par radio de se casquer, de s’équiper, car la situation de l’autre côté commençait à dégénérer». «Deux individus se sont rués sur nous, notamment un grand costaud, qui n’est pas là», parmi les quatre accusés, a-t-il dit. «Le dénommé Warnecke, je le reconnais formellement, a porté un coup à la tête de mon collègue Nivel, et ensuite je n’ai plus rien vu. J’étais moi-même à terre et j’ai pris des coups dans les bottes. Je sais juste qu’il y avait quatre individus qui s’acharnaient sur mon collègue Nivel». «Douvrin a pris mon fusil, il a tiré une grenade. En me relevant, je lui ai donné une deuxième grenade, ce qui a mis en fuite les agresseurs», a ajouté le gendarme Zajac. «Après, j’ai constaté que mon camarade Nivel baignait dans le sang». Warnecke a tapé, «puis il est parti vers la voie ferrée, il a continué son chemin», a précisé le gendarme.
Deux collègues du gendarme français Daniel Nivel, qui se trouvaient à ses côtés lors de son lynchage par des hooligans le 21 juin 1998 lors du Mondial de football à Lens (France), ont raconté la charge des agresseurs mercredi à Essen (ouest), sous les yeux embués de son épouse. «Vers 16h30, un attroupement a eu lieu au bout de la rue. Des hooligans sont sortis de cet attroupement, ils se sont emparés de planches et nous ont chargés. Daniel et moi on a reculé, vu le nombre. Mon camarade Daniel a été bousculé par un hooligan tatoué sur le haut du corps, un deuxième a plaqué mon camarade Zajac avec une planche et un troisième l’a frappé», a raconté Jean-Bernard Douvrin, 47 ans, devant la Cour d’assises qui juge quatre agresseurs présumés. «Le hooligan tatoué s’est jeté sur moi, je suis tombé à terre, ma...