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Actualités - Chronologie

Barak en butte à des complications en cascade

Le Premier ministre israélien élu, M. Ehud Barak, s’est heurté mardi à une série de demandes conflictuelles des partenaires potentiels de sa coalition en cherchant à distribuer les portefeuilles de son futur gouvernement. Son problème immédiat semble être posé par le Parti national religieux (PNR, droite), qui a refusé de rejoindre la coalition gouvernementale en formation parce que M. Barak ne voulait pas lui offrir l’un des ministères qu’il revendique. «Nous avons dit aujourd’hui à M. Barak que nous ne participerions pas à la coalition», a affirmé le secrétaire du PNR, M. Shmaryahu Ben-Tzur, à la radio israélienne. «Nous exigeons le ministère de l’Éducation, parce que nous avons le souci de l’éducation, mais nous pourrions accepter aussi le Travail et les Affaires sociales», a précisé M. Ben-Tzur. Le PNR, qui a recueilli cinq sièges, sur les 120 du Parlement, aux élections du 17 mai, contrôlait le ministère de l’Éducation dans le gouvernement sortant de M. Benjamin Netanyahu. Une éventuelle défection du PNR diminuerait les chances de M. Barak de former une coalition de 61 sièges à la Knesset, même s’il peut compter sur un soutien extérieur de 10 députés arabes. Selon la loi israélienne, M. Barak a jusqu’au 8 juillet pour constituer son gouvernement. Outre le PNR, M. Barak se heurte aussi à des menaces du Parti du centre, de l’ex-ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï, ainsi que du parti russophone Israel Be Aliya, du ministre sortant du Commerce Nathan Chtcharansky. Un ministère pour 4 députés Chacune de ces deux formations a recueilli six sièges au Parlement et revendique au moins deux maroquins dans le gouvernement Barak qui, selon la loi, ne peut pas avoir plus de 18 ministres. Le Parti travailliste de M. Barak a recueilli 26 sièges et le Premier ministre élu n’a pas réussi à s’adjoindre l’un des deux autres grands partis, le Likoud (droite, 19 sièges) ou le Shass (ultraorthodoxe, 17 sièges). M. Barak est aussi confronté aux demandes des autres dirigeants travaillistes, qui veulent tous un portefeuille ministériel. Pour essayer de s’en sortir, il a indiqué mardi aux membres du groupe parlementaire travailliste qu’il ne leur donnerait que cinq portefeuilles. Il entend distribuer le reste aux formations qui rejoindraient sa coalition à raison d’un ministère pour quatre sièges au Parlement, a-t-il expliqué. M. Barak a déjà indiqué qu’il se réservait le portefeuille de la Défense. Il a aussi promis des postes à l’ancien Premier ministre Shimon Peres et à l’ex-ministre des Affaires étrangères David Lévy, un dissident de la droite. Le parti de gauche Meretz, qui a 10 députés, et le parti centriste laïc Shinouï, avec six sièges, revendiquent aussi des places importantes au gouvernement. Selon des responsables travaillistes, M. Barak souhaiterait conserver trois maroquins «en réserve» pour les distribuer à des membres du Shass si ce parti décidait finalement de rejoindre son gouvernement.
Le Premier ministre israélien élu, M. Ehud Barak, s’est heurté mardi à une série de demandes conflictuelles des partenaires potentiels de sa coalition en cherchant à distribuer les portefeuilles de son futur gouvernement. Son problème immédiat semble être posé par le Parti national religieux (PNR, droite), qui a refusé de rejoindre la coalition gouvernementale en formation parce que M. Barak ne voulait pas lui offrir l’un des ministères qu’il revendique. «Nous avons dit aujourd’hui à M. Barak que nous ne participerions pas à la coalition», a affirmé le secrétaire du PNR, M. Shmaryahu Ben-Tzur, à la radio israélienne. «Nous exigeons le ministère de l’Éducation, parce que nous avons le souci de l’éducation, mais nous pourrions accepter aussi le Travail et les Affaires sociales», a précisé M....