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Actualités - Chronologie

Un créatif dans le bouillon de Minerve(photos)

Créés en 1944, les ateliers Habis produisaient exclusivement des objets en argent massif. En 1965, cette manufacture familiale «effectue un virage à 180° en passant au métal argenté». En effet, de la technique artisanale, Habis s’élargit à une mini-industrie et passe de 3 à 40 ouvriers en 50 ans. «Actuellement, déclare Fouad Habis, le petit-fils du fondateur, notre production couvre aussi bien le petit objet de 8 cm que le plat d’1m d’envergure. Nous consommons 20 tonnes de laiton par an pour 500 kg d’argent. Nos produits sont conformes aux normes françaises de qualité I, et nos dessins sont exclusivement des dessins européens du XIXe siècle. Il faut signaler qu’il s’agit d’un travail très manuel, et je peux garantir que chaque pièce qui sort de la fabrique a été manipulée par 75% des effectifs». Tout est dit. Ce «jeune cadre dynamique» semble apporter une énergie nouvelle à cette entreprise en pleine expansion. Pour ce qui est de la créativité, tout en conservant un classicisme bon teint, tout le monde chez Habis met la main à la pâte. «Depuis deux ans, ma mère, Mona Habis, et moi-même sommes secondés par deux jeunes créateurs libanais: Karim Chaya et Raed Abillamah. Ils dessinent pour nous des formes pures et contemporaines et n’hésitent pas à mélanger l’argent avec la pâte de verre ou le bois». En dehors du Liban, Habis connaît une percée intéressante au Canada et aux États-Unis. Avec Birks-Habis, l’orfèvre libanais satisfait la clientèle outre-atlantique par son adaptation au goût Vieil Empire dont raffolent les Américains. Localement, le travail se fait essentiellement sur l’équipement d’hôtels et de restaurants, le cadeau d’entreprise et la «platerie». Aujourd’hui, Habis travaille sa communication pour rafraîchir la mémoire du public avec une image actualisée. Présent à l’ABC depuis peu, l’orfèvre cherche à aller vers sa clientèle avec un nouveau concept. Il s’agira d’offrir aux trois premières catégories de consommateurs, en termes de marketing, une image de prestige abordable et de fiabilité. Chaque produit de la manufacture est d’ailleurs accompagné d’un certificat de garantie de dix ans à dater de son achat. «Notre force vient de notre adaptation au manque. J’ai appris cela pendant la guerre: pallier les manques d’électricité, de carburant, de matière première, de main-d’oeuvre. Réagir positivement dans toutes les situations et trouver des solutions». Avec Fouad Habis, on peut dire que le flambeau est en de bonnes mains.
Créés en 1944, les ateliers Habis produisaient exclusivement des objets en argent massif. En 1965, cette manufacture familiale «effectue un virage à 180° en passant au métal argenté». En effet, de la technique artisanale, Habis s’élargit à une mini-industrie et passe de 3 à 40 ouvriers en 50 ans. «Actuellement, déclare Fouad Habis, le petit-fils du fondateur, notre production couvre aussi bien le petit objet de 8 cm que le plat d’1m d’envergure. Nous consommons 20 tonnes de laiton par an pour 500 kg d’argent. Nos produits sont conformes aux normes françaises de qualité I, et nos dessins sont exclusivement des dessins européens du XIXe siècle. Il faut signaler qu’il s’agit d’un travail très manuel, et je peux garantir que chaque pièce qui sort de la fabrique a été manipulée par 75% des effectifs». Tout...