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Actualités - Chronologie

Objets .. ou non-objets(photos)

Mariage ou pas, cadeau signifie le plus souvent «objet». Et qui dit objet dit histoire et design. Car un objet est le reflet des mœurs de son temps, ou d’autres temps en cas de réédition ou de copie. Comme tout ce qui fait partie du domaine de la création, il possède une noblesse intrinsèque. Il naît, participe à la vie de son possesseur et connaît une fin, soit par destruction, soit par oubli ou négligence et, dans le cas des plus précieux, par changement de propriétaire. Le choix est délicat. Souvent fait sur un coup de cœur, à la mesure – ou pas – du portefeuille, il doit être minutieusement ciblé. Il est nécessaire d’imaginer au préalable sa place dans un intérieur ou dans une collection car on est très vite envahi. Et quand il s’agit de l’offrir, s’assurer qu’il est échangeable. Il faut savoir aussi que le marché actuel, en vertu des capacités de l’informatique et de l’évolution des matériaux, est envahi de copies plus vraies que le vrai. Rien ne garantit aujourd’hui la rareté et l’ancienneté d’un objet vendu comme tel. Il devient donc plus intéressant d’investir ou de craquer pour de beaux objets récents dont la valeur est certifiée par de grandes manufactures et qui prendront de la bouteille. Ne pas oublier enfin que l’utilisation d’un matériau noble n’anoblit pas forcément un objet quelconque. À l’inverse, un objet bien pensé, doté d’une architecture ingénieuse, valorise la matière dont il est fait. Le succès d’une réalisation est dû à ce mariage heureux entre le matériau qui s’adresse directement aux sens, et la forme qui parle à l’émotion. La notion d’invasion par l’objet est au cœur des débats esthétiques de ces dernières décennies. Un sentiment d’écœurement, né de la surproduction et de la surconsommation de notre temps, impose à présent davantage de sévérité dans la sélection. Les intérieurs devenant plus exigus, les rangements moins généreux, Philippe Starck, l’un des papes actuels du design, a instauré cette année le règne du non-objet de non-consommation. (Mais que l’on achète, il faut le dire , avec du «oui-argent»!). Il s’agit, on l’aura compris, d’objets le plus souvent organiques ou biodégradables réduits dans leur esthétique à être le strict reflet de leur fonction. Mais les Orientaux que nous sommes ont besoin de faste. Nous tenterons donc d’orienter notre shopping superfétatoire vers un point équidistant entre le pôle du dépouillement et celui de la luxuriance. Un casse-tête.
Mariage ou pas, cadeau signifie le plus souvent «objet». Et qui dit objet dit histoire et design. Car un objet est le reflet des mœurs de son temps, ou d’autres temps en cas de réédition ou de copie. Comme tout ce qui fait partie du domaine de la création, il possède une noblesse intrinsèque. Il naît, participe à la vie de son possesseur et connaît une fin, soit par destruction, soit par oubli ou négligence et, dans le cas des plus précieux, par changement de propriétaire. Le choix est délicat. Souvent fait sur un coup de cœur, à la mesure – ou pas – du portefeuille, il doit être minutieusement ciblé. Il est nécessaire d’imaginer au préalable sa place dans un intérieur ou dans une collection car on est très vite envahi. Et quand il s’agit de l’offrir, s’assurer qu’il est échangeable. Il faut...