Algérie Le Fis soutient la décision de l'AIS de déposer les armes
le 15 juin 1999 à 00h00
Quatorze membres du Madjliss ech-choura (conseil consultatif) du Front islamique du salut (Fis-dissous) ont annoncé lundi leur soutien à la décision de l’Armée islamique du salut (AIS, bras armé de ce mouvement) de déposer les armes. Ils ont également indiqué dans un communiqué soutenir la démarche du président Abdelaziz Bouteflika qui avait annoncé, en réponse à la reddition de l’AIS, la prochaine promulgation d’une loi sur «la réconciliation nationale». «Nous bénissons, approuvons et valorisons cette grande position, entre la présidence de la République et l’AIS», ont affirmé ces anciens dirigeants qui ont lancé un appel aux «Algériens intègres» pour «rassembler tous les Algériens, toutes tendances confondues». Parmi les signataires de cet appel, figurent notamment deux personnalités qui avaient occupé des fonctions ministérielles, Saïd Guechi et Ahmed Merrani, un des cinq anciens détenus de la prison militaire de Blida (50 km au sud d’Alger), Othmane Aïssani et l’ancien prédicateur aveugle de la mosquée Kaboul du quartier populaire d’Alger, Belcourt, maître à penser des Afghans algériens, Hachemi Sahnouni. Le président Bouteflika a indiqué samedi qu’il pourrait avoir recours à un référendum pour faire adopter une loi sur «la réconciliation nationale» si celle-ci était rejetée par le Parlement. Le président Bouteflika, élu le 15 avril dernier, a également laissé entendre qu’il démissionnerait si la réponse au référendum était négative. «Si le peupe veut autre chose, je vous annonce d’ores et déjà que je rentrerai chez moi», a-t-il affirmé. L’AIS, en trêve depuis le 1er octobre 1997, a annoncé il y a une semaine qu’elle déposait les armes et se mettait sous l’autorité de l’État. Cette trêve avait été dénoncée comme un «acte d’apostasie» par les rivaux de l’AIS, le Groupe islamique armé (GIA) d’Antar Zouabri et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), fondé en octobre 1998, opposés à «tout dialogue» et à «toute réconciliation» avec le pouvoir et qui ne reconnaissent pas la tutelle politique du Fis.
Quatorze membres du Madjliss ech-choura (conseil consultatif) du Front islamique du salut (Fis-dissous) ont annoncé lundi leur soutien à la décision de l’Armée islamique du salut (AIS, bras armé de ce mouvement) de déposer les armes. Ils ont également indiqué dans un communiqué soutenir la démarche du président Abdelaziz Bouteflika qui avait annoncé, en réponse à la reddition de l’AIS, la prochaine promulgation d’une loi sur «la réconciliation nationale». «Nous bénissons, approuvons et valorisons cette grande position, entre la présidence de la République et l’AIS», ont affirmé ces anciens dirigeants qui ont lancé un appel aux «Algériens intègres» pour «rassembler tous les Algériens, toutes tendances confondues». Parmi les signataires de cet appel, figurent notamment deux personnalités qui avaient...
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