La Suède et la Russie se retrouveront pour la deuxième fois consécutive, mardi, en finale du championnat du monde de handball. Comme il y a deux ans au Japon, où les Russes s’étaient imposés 23-21, les deux meilleures équipes mondiales sont donc exactes au rendez-vous qu’elles s’étaient fixé avant le début du tournoi. Les Suédois ont écarté la Yougoslavie (23-22), tandis que la Russie a battu l’Espagne grâce à un but d’Alexandre Toutchkine à la dernière seconde (22-11). Les partenaires d’Andreï Lavrov devront être à leur meilleur niveau mardi pour faire échec à la détermination des trentenaires scandinaves. Contre la Yougoslavie, qui a mené pendant presque toute la partie, les Magnus Wislander, Staffan Olsson et autres Magnus Andersson ont montré qu ils étaient plus déterminés que jamais à renouer avec le titre mondial remporté en 1990. Malgré la légère blessure au poignet de leur artificier Nenad Perunicic, les Yougoslaves ont longtemps paru en mesure de remporter la revanche du match de poule, qui s’était terminé par un résultat nul (22-22). Mais la défense de fer nordique a fini par prendre le dessus sur les attaquants des Balkans, pendant que Wislander donnait l’exemple en marquant trois des cinq derniers buts suédois. Dans l’autre demi-finale, l’Espagne, qui a montré un visage autrement plus conquérant que face à la France, a donné du fil à retordre à la Russie grâce à une défense très physique facilitée par un arbitrage à sens unique de la paire danoise. Sous les yeux de l’infante d’Espagne, venue encourager son duc de mari, l’arrière droit Inaki Urdangarin, les Ibériques ont cependant craqué dans les dernières secondes. Un ballon d’attaque qui brûle les doigts de Demetri Lozano Jarque à dix secondes de la fin et une longue relance de Lavrov en direction d’Edouard Kokcharov ont suffi à faire basculer la rencontre. Le gardien espagnol David Barrufet venait percuter le petit attaquant russe et écopait d’un carton rouge et d’un coup-franc. Toutchkine ne laissait pas passer une telle occasion, son violent tir du gauche faisant mouche alors que la sirène retentissait. France : entre deux sentiments L’équipe de France navigue entre deux sentiments alors que s’achève le XVIe championnat du monde en Égypte. D’un côté, l’entraîneur Daniel Costantini estime que les «Bleus» ont atteint leur seuil de compétence. De l’autre, les joueurs regrettent l’occasion ratée de figurer parmi les quatre meilleures nations mondiales. L’objectif fixé avant le début du Mondial est atteint. La France s’est qualifiée pour Sydney. Les perspectives sont encourageantes. Les «Bleus» seront présents pour la troisième fois consécutive aux Jeux olympiques. Ils n’ont raté aucune compétition internationale depuis 1990. Mieux ! Ils sont déjà qualifiés pour le Mondial-2001, organisé en France. «Nous sommes les premiers qualifiés pour les JO et le Mondial qui suit, en attendant le champion du monde 1999», s’amuse l’entraîneur Daniel Costantini, dont l’obsession est, depuis son arrivée à la tête de l’équipe de France en 1985, «d’inscrire le handball français dans la durée». Bémol! L’équipe de France a laissé passer en Égypte deux occasions de figurer pour la quatrième fois consécutive dans le dernier carré du Mondial. D’abord, lors du quatrième match de la première phase, perdu face à la Suède (26-30), les Français ont laissé passer une chance de bénéficier d’un tableau très favorable à partir des huitièmes de finale. Déception ravivée par la défaite contre l’Espagne (18-23) en quart de finale, alors que les Français semblaient en mesure de l’emporter. « Beaucoup d’espoirs pour cette équipe » Cette défaite et cette élimination prématurée ont réveillé quelques différends apparus lors de l’Euro-98 en Italie. Certains joueurs se sont dit déroutés par certains choix tactiques de Daniel Costantini, alors que l’entraîneur mettait en avant les lacunes techniques de quelques éléments pour expliquer ses choix. Plus largement, les joueurs s’estimaient capables d’atteindre les demi-finales. Daniel Costantini pensait, lui, que son équipe manquait de maturité pour espérer se mêler à la course au titre mondial. «Cela fait quinze ans que je fais ce métier, souligne-t-il. Ce groupe est fragile. Nous ne sommes pas la Russie, la Suède ou l’Espagne. Le fait d’être 5e ou 6e mondial est remarquable». Ce différend conjoncturel n’a pas empêché les joueurs de répondre présent face à l’Égypte, battue (27-25 a.p) dimanche soir, et de décrocher la qualification pour les Jeux olympiques de Sydney. Le billet pour l’Australie en poche, Daniel Costantini appelle à un large consensus autour de son équipe pour préparer les futures échéances : éliminatoires de l’Euro-2000 face à la Roumanie en septembre, championnat d’Europe du 21 au 31 janvier prochain, Jeux olympiques en octobre et Mondial-2001 en France (20 janvier-4 février). Dans cette optique, la retraite annoncée de Stéphane Stoecklin va contraindre l’entraîneur national à reconsidérer l’équilibre de son équipe. Côté joueurs, aucune révolution à attendre. Patrick Cazal et Cédric Burdet devraient succéder au plus célèbre des gauchers français. Daniel Costantini table également sur la «colonne vertébrale» Gaudin, Kervadec, Richardson, sur la confirmation du talent de Jérôme Fernandez et sur la science d’Andrej Golic. «Je ne dis pas que l’on sera les meilleurs ou que l’on décrochera une médaille olympique, avance-t-il. Mais j’ai beaucoup d’espoirs pour cette équipe...»
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Suède et la Russie se retrouveront pour la deuxième fois consécutive, mardi, en finale du championnat du monde de handball. Comme il y a deux ans au Japon, où les Russes s’étaient imposés 23-21, les deux meilleures équipes mondiales sont donc exactes au rendez-vous qu’elles s’étaient fixé avant le début du tournoi. Les Suédois ont écarté la Yougoslavie (23-22), tandis que la Russie a battu l’Espagne grâce à un but d’Alexandre Toutchkine à la dernière seconde (22-11). Les partenaires d’Andreï Lavrov devront être à leur meilleur niveau mardi pour faire échec à la détermination des trentenaires scandinaves. Contre la Yougoslavie, qui a mené pendant presque toute la partie, les Magnus Wislander, Staffan Olsson et autres Magnus Andersson ont montré qu ils étaient plus déterminés que jamais à...