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Actualités - Discours

Cuba La Révolution casse les prix

Le président Fidel Castro a assuré avoir mené «la révolution la meilleure marché de l’histoire», lors d’un discours de près de six heures qu’il a oublié de conclure par son traditionnel appel donnant pour seul choix «le socialisme ou la mort». Le lider maximo, toujours sanglé dans son treillis de combat vert-olive à l’âge de 72 ans, a estimé à 300 000 dollars le coût de la guérilla qui l’a mené au pouvoir le 1er janvier 1959 après la fuite du dictateur Fulgencio Batista. «Pas un Russe, pas un Soviétique» n’a apporté d’aide à l’époque aux «barbudos» (barbus) de la Sierra Maestra, a assuré Fidel Castro devant un demi-millier de délégués réunis à La Havane pour un congrès international sur le thème “Culture et développement”. Les Cubains ont un pouvoir d’achat au moins équivalent à celui d’un Américain disposant de 2 750 dollars de revenu mensuel, a assuré le chef de la Révolution cubaine lors d’une autre incursion sur le terrain des prix. Les Américains, a calculé Fidel Castro, doivent dépenser en moyenne chaque mois 1 500 dollars de loyer, 500 dollars d’assurance-maladie privée et 750 dollars pour l’éducation de chacun de leurs enfants. Ces dépenses des Américains, a-t-il jugé, doivent être prises en compte pour évaluer le pouvoir d’achat des Cubains pour qui les soins médicaux et l’enseignement sont gratuits tandis qu’ils sont en général propriétaires de leur logement ou paient des loyers extrêmement modiques. Selon ce raisonnement, le pouvoir d’achat moyen des Cubains est supérieur à celui des Américains (environ 2 443 dollars, hommes et femmes confondus). Le salaire moyen à Cuba s’élève à quelque 220 pesos (autant de dollars au change officiel, 11 dollars au change officieux contrôlé par l’État). Si certaines denrées ou services (loyers, nourriture vendue dans le cadre du système de rationnement, gaz, téléphone, électricité...) sont acquittés par les Cubains en monnaie nationale à des prix basés sur le taux de change officiel, de nombreux produits de première nécessité ne sont disponibles qu’en dollars. Les denrées alimentaires de la libreta (carnet de rationnement), à des prix très largement subventionnés, ne permettent de subsister au mieux qu’une quinzaine de jours par mois, selon les estimations habituelles.
Le président Fidel Castro a assuré avoir mené «la révolution la meilleure marché de l’histoire», lors d’un discours de près de six heures qu’il a oublié de conclure par son traditionnel appel donnant pour seul choix «le socialisme ou la mort». Le lider maximo, toujours sanglé dans son treillis de combat vert-olive à l’âge de 72 ans, a estimé à 300 000 dollars le coût de la guérilla qui l’a mené au pouvoir le 1er janvier 1959 après la fuite du dictateur Fulgencio Batista. «Pas un Russe, pas un Soviétique» n’a apporté d’aide à l’époque aux «barbudos» (barbus) de la Sierra Maestra, a assuré Fidel Castro devant un demi-millier de délégués réunis à La Havane pour un congrès international sur le thème “Culture et développement”. Les Cubains ont un pouvoir d’achat au moins équivalent...