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Actualités - Chronologie

Belgrade célèbre la paix après la débâcle

Les Serbes célébraient jeudi le retour à la paix après l’une des plus cuisantes défaites militaires de leur histoire, qui les a privés de leur souveraineté sur le Kosovo, «berceau de la nation». La fin de la guerre après onze semaines de bombardements par l’Otan, qui ont fait selon les Serbes des milliers de morts et blessés, civils et militaires, et dévasté le pays, a été saluée avec soulagement dans toute la Serbie par des coups de feu qui ont crépité tout au long de la nuit de mercredi à jeudi. «Nous avons perdu le Kosovo et rien ne sera plus comme avant. Soyons heureux d’être en vie, mais rien n’effacera les souffrances de ce pays, toutes ces morts et ces destructions inutiles», commentait un vieux Belgradois. Dans la capitale yougoslave, l’annonce de la signature en Macédoine de l’accord avec les militaires de l’Otan a été suivie de tirs de la défense antiaérienne et d’armes légères, tandis que des centaines de voitures sillonnaient la ville dans un concert de klaxons. La ville commençait à revivre et, pour la première fois depuis près de trois mois, on pouvait voir des commerçants laver discrètement les vitrines de leurs magasins – la municipalité a appelé la population à économiser l’eau – après en avoir retiré les bandes adhésives de protection contre le souffle des explosions. Le dernier bombardement effectué par l’aviation de l’Otan au Kosovo a été signalé mercredi à 19h35 (17h35 GMT) dans la région d’Urosevac (sud-est). Depuis, seuls des survols d’avions de l’Alliance ont été observés au-dessus de la province, selon l’agence Tanjug. Des rafales d’armes automatiques avaient crépité durant la nuit à Pristina : «Ce sont des soldats qui se réjouissent de partir, mais il y a aussi des Serbes qui tirent par désespoir», estimait un policier. Les frappes de l’Otan ont réduit l’industrie yougoslave à son niveau d’il y a un demi-siècle. Elles ont détruit l’essentiel des installations stratégiques, dont une cinquantaine d’usines et des dizaines de ponts, de routes et de voies ferrées. Les bombardements ont privé d’emploi 600 000 salariés et réduit à la pauvreté deux millions de personnes, selon le gouvernement.
Les Serbes célébraient jeudi le retour à la paix après l’une des plus cuisantes défaites militaires de leur histoire, qui les a privés de leur souveraineté sur le Kosovo, «berceau de la nation». La fin de la guerre après onze semaines de bombardements par l’Otan, qui ont fait selon les Serbes des milliers de morts et blessés, civils et militaires, et dévasté le pays, a été saluée avec soulagement dans toute la Serbie par des coups de feu qui ont crépité tout au long de la nuit de mercredi à jeudi. «Nous avons perdu le Kosovo et rien ne sera plus comme avant. Soyons heureux d’être en vie, mais rien n’effacera les souffrances de ce pays, toutes ces morts et ces destructions inutiles», commentait un vieux Belgradois. Dans la capitale yougoslave, l’annonce de la signature en Macédoine de l’accord avec les...