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Actualités - Chronologie

Football - Euro 2000 La France défait difficilement l'Andorre

L’équipe de France, grandissime favorite face au modeste Andorre, tablait mercredi à Barcelone sur son pouvoir de percussion et sa faculté à utiliser technique et vitesse pour combattre l’inévitable manque d’espaces et perforer le bloc adverse. Face au petit poucet Andorran, minuscule petit point sur la carte du football européen, les champions du monde étaient avides de rachat, après leur déconvenue russe. Ce match des éliminatoires du groupe 4 de l’Euro-2000 offrait dès son entame une opposition de style tranchée. Uniquement préoccupé par la protection de son but, Andorre a dressé une ligne de chevaux de frise devant sa surface de réparation. L’occasion pour les Français de se souvenir des consignes de Roger Lemerre. Articulées autour de deux idées-forces : celles-ci ont trouvé une application très inégale sur le terrain dans l’élimination de l’adversaire par le dribble ou le jeu à une touche de balle, les débordements, ou les transversales. Malgré une domination absolue, la France n’a pas réussi à fissurer le mur andorran, une tête de Lebœuf était sauvée sur la ligne par Jimenez (7) avant que Lebœuf, ne se signale sur un coup franc travaillé (21). Le seul fait notable était alors l’exclusion de Dugarry (25e), coupable d’une réaction épidermique à l’encontre de I. Lima, après avoir été fauché dans la surface de réparation. Alerté en profondeur par Boghossian, Anelka pêchait ensuite dans la finition (30). Dans la continuité, l’avant-centre tricolore ratait à nouveau la cible (31). Délaissant les flancs, les Bleus, dépourvus du plus élémentaire discernement, privilégiaient un passage au forceps dans l’axe. Comme à l’aller, où la France avait patienté 53 minutes avant de trouver la faille, la tactique du hérisson d’Andorre portait ses fruits. Lebœuf sur penalty Pour percer le coffre-fort andorran, Roger Lemerre avait modifié son dispositif en plaçant Karembeu comme faux ailier droit. Le patron des Bleus espérait que la solution viendrait de l’arrière avec des joueurs apportant la supériorité numérique ou le décalage décisif. Au regard des premières minutes de la seconde période, ce changement tactique n’a pas eu de véritables répercussions sur le fil d’un match égrénant de longues minutes monotones L’absence de soutien aux porteurs du ballon a valu à Anelka ou à Wiltord de lutter à armes inégales avec cinq défenseurs d’Andorre. À trop vouloir sauter le milieu de terrain, les champions du monde ont facilité la mission d’un adversaire exclusivement attaché à sa besogne défensive. Il s’est dégagé de la production des Bleus un sentiment patent d’impuissance, Dhorasoo, intronisé pour orchester la manœuvre, n’est jamais parvenu à influer sur le cours des débats. Désordonnés, imprécis, lesTricolores ont rarement utilisé l’arme du tir lointain, préconisée en pareil cas. L’entrée de Pires, en lieu et place d’un Dhorasoo inhibé, a valu une occasion franche aux Tricolores, mais Wiltord, à l’affût d’un ballon relâché par Koldo sur une tête de Desailly, a touché du bois (64). Constamment en échec en un contre un, les Français, ont été incapables de dynamiser leur animation. À l’image de Wiltord, ils ont multiplié les contrôles hasardeux. À l’entame du dernier quart d’heure, le spectre de Chypre ou d’Israël a plané sur le stade catalan. Mais le salut est finalement arrivé grâce à un penalty transformé par Lebœuf, qui sanctionnait une main de Ramirez (86). Le couperet était passé tout près. L’Angleterre en mauvaise posture Les espoirs anglais de figurer en phase finale de l’Euro-2000 de football ont été réduits à portion congrue mercredi après le nul 1-1 concédé par les joueurs de Kevin Keegan en Bulgarie. L’équipe est reléguée à la troisième place de son groupe cinq, avec quatre points de retard sur la Suède, qui a un match de plus à jouer, et trois points sur la Pologne. L’Angleterre, elle, n’a plus que deux matches pour tenter de refaire son retard. Keegan avait pourtant modifié la composition de la sélection tenue en échec 0-0 par la Suède samedi à Wembley en procédant à six changements. «Nous ne nous sommes tout simplement pas créé assez d’occasions», a constaté le coach. Alan Shearer avait pourtant ouvert le score dès le quart d’heure de jeu mais Georgi Markov a égalisé trois minutes plus tard de la tête sur un coup franc tiré par Hristo Stoïchkov. Ce deuxième but inscrit par les Bulgares contre les Anglais en 37 ans et huit matches a suffi pour maintenir le score en l’état. La Bulgarie a pourtant joué à dix pendant les 30 dernières minutes après l’expulsion de Martin Petrov pour un deuxième carton jaune. La Russie confirme son redressement La Russie, victorieuse des champions du monde en France samedi dernier (3-2), a confirmé son redressement dans le groupe 4 des éliminatoires du Championnat d’Europe des nations en s’imposant face à l’Islande 1 à 0, mercredi à Moscou, grâce à un but en fin de première mi-temps du milieu de terrain offensif du Celta Vigo, Valery Karpine. Les Islandais, eux, ont concédé face aux hommes d’Oleg Romantsev leur première défaite dans ce groupe. Les Russes tentaient dès le début de la rencontre de percer la défense islandaise. Grâce à cette quatrième victoire consécutive, la Russie est revenue à hauteur de l’Islande, avec 12 points, à trois longueurs de l’Ukraine en tête du classement. L’Ukraine manque l’occasion en Arménie L’Ukraine a manqué l’occasion de prendre le large en tête du groupe 4 des éliminatoires de l’Euro-2000 en faisant match nul (0-0) avec l’Arménie, mercredi à Erevan. Face à une équipe arménienne repliée dans sa moitié de terrain, les Ukrainiens se ruaient à l’attaque. Mais, malgré de nombreuses occasions, ils trouvaient toujours le gardien arménien Roman Berezovsky sur leur route.
L’équipe de France, grandissime favorite face au modeste Andorre, tablait mercredi à Barcelone sur son pouvoir de percussion et sa faculté à utiliser technique et vitesse pour combattre l’inévitable manque d’espaces et perforer le bloc adverse. Face au petit poucet Andorran, minuscule petit point sur la carte du football européen, les champions du monde étaient avides de rachat, après leur déconvenue russe. Ce match des éliminatoires du groupe 4 de l’Euro-2000 offrait dès son entame une opposition de style tranchée. Uniquement préoccupé par la protection de son but, Andorre a dressé une ligne de chevaux de frise devant sa surface de réparation. L’occasion pour les Français de se souvenir des consignes de Roger Lemerre. Articulées autour de deux idées-forces : celles-ci ont trouvé une application très...