Jan Vaughters a fait flotter la bannière étoilée au sommet du Mont-Ventoux mercredi dans le Critérium du Dauphiné Libéré. L’Américain s’est emparé du maillot jaune de leader après sa victoire dans le contre-la-montre de 21,6 km disputé sur le pentes du «géant de Provence». «C’est le plus beau jour de ma vie et peu importe maintenant si je gagne ou non le critérium dimanche», a déclaré le coureur de l’US Postal qui gagne là son premier bouquet d’importance dans le cyclisme professionnel. Jusqu’à cette victoire, Vaughters devait son meilleur résultat à un 7e rang dans le contre-la-montre des Mondiaux de Valkenbourg en octobre de l’an passé. Mais à la veille de son 26e anniversaire, il s’est permis de devancer le leader Alexandre Vinokourov (Casino) de 43 secondes. Vaughters compte désormais une petite avance au général de sept secondes sur le Kazakh. «Le duel promet», constate Jean-François Bernard, l’ancien vainqueur en 1987 au Mont-Ventoux sur les routes du Tour de France. «Vaughters était présent dans les échappées du premier jour. Cela prouve, avec ce succès, qu’il est complet. Comme il a une bonne équipe avec lui, il peut envisager la victoire finale mais il devra se méfier du coureur qui, à mon avis, a le plus de classe, Vinokourov». La perte du maillot jaune ne déplait pas au patron des Casino Vincent Lavenu. «La victoire ne va tenir à rien, nous allons essayer toutes les solutions pour déstabiliser l’Américain», a-t-il prévenu. Ce Vaughters est un «coureur atypique», note son directeur sportif Johan Bruyneel. «En 1994, j’étais étudiant dans le Colorado et je voulais découvrir l’Europe. J’arrive en Espagne où je rencontre le sélectionneur de l’équipe nationale qui me trouve une équipe amateur. Devant mes tests probants, il m’a aiguillé vers une formation professionnelle. Mais je ne me suis consacré au vélo à 100 % qu’en 1998 en signant chez US Postal», raconte l’inattendu leader du Dauphiné. «Quand j’aurai fini ma carrière, je reprendrai mes études de médecin que j’ai interrompues. Toute ma famille exerce ce métier depuis des générations. Je me dois de continuer!» L’Italien Wladimir Belli (Festina), en terminant 3e de l’étape (à 44 secondes de Vaughters) fait la bonne affaire du jour : il passe de la 18e à la 3e place du général. Tour du Luxembourg : l’ombre de « VDB » sur la course L’ombre de l’actuel leader de la Coupe du monde de cyclisme, le Belge Frank Vandenbroucke, planera sur le Tour du Luxembourg cycliste qui se disputera en cinq étapes, de jeudi à dimanche. «VDB» aurait dû effectuer sa rentrée lors de cette course qu’il a remportée en 1997. Mais son équipe Cofidis l’a suspendu jusqu’à nouvel ordre, suite à son implication supposée dans l’affaire de dopage Lavelot-Sainz. Malgré cette absence et celle du vainqueur de l’an dernier, l’Américain Lance Armstrong, le plateau de l’épreuve reste relevé, avec onze équipes de première division, dont Mapei emmenée par sa «légion belge» (Museeuw, Steels et Merckx), Rabobank (Sorensen et Den Bakker), Telekom (Riis et Zabel), Lotto (Tchmil), US Postal (Hincapie), Crédit Agricole (O’Grady), Casino (Kirsipuu), TVM (Van Petegem) et Cofidis (Meier). Les étapes : Jeudi (1re étape) : Luxembourg-Dippach (178 km) Vendredi (2e étape) : Wormeldange-Bertrange (195 km) Samedi matin (3e étape) : Dudelange-Beckerich (127 km) Samedi après-midi (4e étape) : contre-la-montre : Leudelange-Bettembourg (7,6 km) Dimanche (5e étape) : Diekirch-Diekirch (190 km). Pantani : « Je suis un coureur propre et on parlera de mon avenir plus tard » Marco Pantani garde encore son secret. Il Pirata chassé du Giro, à l’aube de la 21e et avant-dernière étape samedi dernier, à Madonna Di Campiglio pour contrôles sanguins, a reporté à une autre fois sa décision définitive en ce qui concerne son avenir professionnel. Le cycliste italien a affirmé mercredi au cours d’une conférence de presse à Dozza Imolèse, siège de son équipe Mercatone-Uno, près d’Imola, qu’il était «un coureur propre» et qu’il n’avait «rien à faire avec le dopage». «Je suis un coureur propre. J’ai la conscience tranquille. Je n’ai rien à faire avec le dopage et pour vaincre je n’ai pas besoin de dopants mais de côtes», a dit le coureur. «Je suis un des rares coureurs au monde à ne pas avoir de soigneur personnel», a-t-il notamment souligné. Concernant son avenir professionnel, Pantani a indiqué qu’il y réfléchirait «plus tard». «Nous discuterons une autre fois de mon avenir. Je me trouve dans une période de réflexion et je m’efforce de comprendre beaucoup de choses», a-t-il affirmé. Pantani avait été exclu du dernier Giro, au départ de la 21e étape samedi à Madonna di Campiglio, après qu’un contrôle sanguin eut révélé un taux d’hématocrite trop élevé (52 %). «Évidemment, quelque chose d’étrange s’est produit avec les tests», a-t-il commenté en réclamant «de vraies techniques, de vraies règles qui soient les mêmes pour tous les athlètes». L’encouragement de Gimondi Déçu et amer à la suite de son exclusion alors qu’une deuxième victoire consécutive dans le Giro lui était acquise, Pantani avait laissé clairement entendre dans un premier temps qu’il voulait renoncer à la compétition et mettre un terme à sa carrière. «Je suis revenu après deux graves accidents, mais à présent, moralement je crois que nous avons atteint le fond», avait-il dit samedi à la sortie de son hôtel, avant de s’engouffrer dans la voiture de Giuseppe Martinelli, son directeur sportif. Après trois jours, dans le calme et la sérénité de la villa familiale des environs de Cesenatico auprès des siens et de sa fiancée Cristina, Pantani est resté dans le vague. Il a certes réaffirmé avec force sa totale innocence, mais n’a pas voulu non plus revenir sur sa décision initiale de tout laisser tomber. En dépit des encouragements multiples, dont celui du président du Conseil Massimo D’Alema et de la ministre des Sports Giovanna Melandri, de son glorieux ancien Felice Gimondi, triple vainqueur du Giro (1967, 69, 76) et du Tour de France en 1965, Pantani veut encore réfléchir. «Il a eu une réaction de refus mais comme c’est un homme de caractère, je pense qu’il continuera à courir», a déclaré Gimondi. Reste à connaître l’opinion du Pirate de Cesenatico. L’exclusion de Pantani a provoqué une grande émotion en Italie, certains n’hésitant pas à évoquer un «complot» contre le sport italien. Depuis la retraite du skieur Alberto Tomba et l’absence répétée pour blessures du footballeur Alessandro Del Piero, Pantani occupait la première place des héros sportifs d’Italie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Jan Vaughters a fait flotter la bannière étoilée au sommet du Mont-Ventoux mercredi dans le Critérium du Dauphiné Libéré. L’Américain s’est emparé du maillot jaune de leader après sa victoire dans le contre-la-montre de 21,6 km disputé sur le pentes du «géant de Provence». «C’est le plus beau jour de ma vie et peu importe maintenant si je gagne ou non le critérium dimanche», a déclaré le coureur de l’US Postal qui gagne là son premier bouquet d’importance dans le cyclisme professionnel. Jusqu’à cette victoire, Vaughters devait son meilleur résultat à un 7e rang dans le contre-la-montre des Mondiaux de Valkenbourg en octobre de l’an passé. Mais à la veille de son 26e anniversaire, il s’est permis de devancer le leader Alexandre Vinokourov (Casino) de 43 secondes. Vaughters compte désormais une...