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Actualités - Chronologie

Mode italienne Souci de masculinité

Après avoir parés les hommes de vestons pincés à la taille, de costumes en soie de couleurs tendres, la mode italienne troque la vanité contre la masculinité. Si les accessoires voyants sont toujours le point sensible de l’élégance, même à Milan la mode italienne aujourd’hui connaît trois axes qu’elle arrive à concilier: la tradition de la «Sartoriale» transmise par un long passé de couture artisanale reflet d’une culture et d’un passé opulents; l’élégance stricte et la création technique avec des moyens et des matières innovateurs. Il arrive ainsi qu’une mutation vestimentaire survient chez les acheteurs. Le directeur du mensuel masculin de grand tirage Mondo Uomo signale qu’aujourd’hui l’homme italien se passe des conseils de sa femme. Il choisit seul ou avec ses amis vêtements et accessoires. Informé par la presse, guidé par les vendeurs, cet homme ayant gardé le goût prononcé pour le vêtement et les tissus développe sa propre culture vestimentaire tout en restant parfaitement au fait des produits de la mode. Il est ainsi en mesure de percevoir ce qui distingue Zegna de Loro Piana ou Prada de Giorgio Armani. De leurs côtés, les couturiers italiens connaissent cette mutation de leur clientèle et s’appliquent à exploiter le rapport affectif que l’homme italien cultive avec sa marque. À Chaque griffe correspond une image qui définit le style mais aussi l’homme auquel elle s’adresse. C’est l’homme sûr de lui, eclectique qui s’habille chez Armani, classique mais gai chez Gianfranco Ferré, très mince chez Prada. Attentif au regard d’autrui, l’Italien compte beaucoup sur l’évaluation favorable de l’entourage à propos de ce qu’il porte. Il rejoint ici l’homme libanais qui apprécie les compliments sur sa tenue. Autre point commun entre ces deux tempéraments méditerranéens: l’importance accordée à la marque, le rapport affectif noué avec la griffe connue, médiatisée, reconnue de tous... La chaussure orange-doré La comparaison entre l’homme libanais et l’Italien s’arrête aux chaussures, s’il ait une couleur de soulier que seuls osent les Italiens c’est le jaune-or, le gold safrané! Au point où il est devenu le point distinctif des Italiens en voyage. Ceci est dû à l’art de la patine détenu par les artisans bottiers de Toscane: un pigment ocre travaillé avec un mélange d’eau distillée et d’alcool. Industrialisée, la formule a conquis la rue.
Après avoir parés les hommes de vestons pincés à la taille, de costumes en soie de couleurs tendres, la mode italienne troque la vanité contre la masculinité. Si les accessoires voyants sont toujours le point sensible de l’élégance, même à Milan la mode italienne aujourd’hui connaît trois axes qu’elle arrive à concilier: la tradition de la «Sartoriale» transmise par un long passé de couture artisanale reflet d’une culture et d’un passé opulents; l’élégance stricte et la création technique avec des moyens et des matières innovateurs. Il arrive ainsi qu’une mutation vestimentaire survient chez les acheteurs. Le directeur du mensuel masculin de grand tirage Mondo Uomo signale qu’aujourd’hui l’homme italien se passe des conseils de sa femme. Il choisit seul ou avec ses amis vêtements et accessoires....