Si les résidus des pesticides peuvent s’avérer toxiques dans les aliments, utiliser des produits moins toxiques n’est pas la seule solution. Des tentatives sont actuellement en cours pour essayer de réduire l’utilisation des pesticides afin, dans une prochaine étape, d’introduire ce qui est connu comme la lutte biologique (se débarrasser de l’insecte nuisible en développant son ennemi naturel). Ce genre de procédure a le nom de lutte intégrée. Une première tentative a eu lieu au Akkar : dans les cultures d’agrumes, on peut pulvériser les cultures avec de l’huile simplement et encourager les ennemis naturels. «Le problème majeur est que ces projets nécessitent des recherches et une collaboration continue entre les stations concernées, le département de vulgarisation agricole au ministère, les agriculteurs et les ONG», explique M. Aboujaoudé. «Nous avons des projets pilotes pour des serres au Liban-Nord, au Liban-Sud et à Jbeil. Leurs consultants seront des professeurs de l’AUB. Mais nous cherchons toujours le financement». Le but est, notamment, de remplacer la stérilisation par le méthyl bromide, produit toxique et nuisible pour la couche d’ozone, par la solarisation (couvrir le sol d’eau et laisser sécher au soleil). «Tous ceux qui sont intéressés à collaborer peuvent nous contacter», ajoute-t-il. D’autres expériences sont actuellement tentées dans le pays. Une d’entre elles réside dans la fondation d’une nouvelle société, Agronym, qui veut associer écologie et production agricole. Cette société, dont les actionnaires sont des agriculteurs, «n’a pas seulement un but commercial, mais cherche à réunir la science et l’agriculture, le citoyen et le responsable, dans le cadre d’un développement intégré», comme le dit son fondateur, M. Ignace Kairouz. «Outre le fait d’être une société pour l’empaquetage des pommes et des agrumes en vue de leur exportation, Agronym importera des produits de protection des plantes entièrement biodégradables», explique M. Samir Medawar, directeur général de la société. «Nous prodiguons des conseils aux agriculteurs pour un développement agricole qui respecte l’écologie. Comme les agriculteurs sont eux-mêmes les actionnaires, ils seront sûrs que la vente se fera dans leur intérêt».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Si les résidus des pesticides peuvent s’avérer toxiques dans les aliments, utiliser des produits moins toxiques n’est pas la seule solution. Des tentatives sont actuellement en cours pour essayer de réduire l’utilisation des pesticides afin, dans une prochaine étape, d’introduire ce qui est connu comme la lutte biologique (se débarrasser de l’insecte nuisible en développant son ennemi naturel). Ce genre de procédure a le nom de lutte intégrée. Une première tentative a eu lieu au Akkar : dans les cultures d’agrumes, on peut pulvériser les cultures avec de l’huile simplement et encourager les ennemis naturels. «Le problème majeur est que ces projets nécessitent des recherches et une collaboration continue entre les stations concernées, le département de vulgarisation agricole au ministère, les agriculteurs...