Je ne suis pas d’humeur chauvine. C’est pourquoi je m’accorde le droit de dire que les journaux télévisés qui nous parviennent de France, moi, je m’en bats l’œil! Ce n’est pas que Chazal, Bilalian, PPDA ou Foucault ne sachent pas faire leur métier: loin de moi, une telle pensée. Mais ils le font en fonction de leur public. Moi, ce qui me préoccupe, c’est de savoir quand finiront les travaux de canalisation qui commencent à l’aurore sous mes fenêtres. Chazal, elle, est préoccupée par la grève des livreurs de pizzas dans les Cévennes. On n’est pas sur la même longueur d’ondes; forcément, on ne vit pas dans le même pays. À chacun son chat! Cela dit, ça ne va pas mieux lorsque, localement, on fait du journal télévisé en français. Car dès qu’il s’agit d’un événement qui s’est passé au palais présidentiel ou au palais de Justice – ce dernier est très couru ces derniers temps!!! – on nous renvoie aux mêmes images en plan général, vues et revues. Une attaque au Liban-Sud? On nous gratifie de documents d’archives avec des avions qui tournoient dans le ciel et des collines en feu. Disons plutôt en «réchauffé»! À quoi sert-il de nous annoncer le point avec X ou Y puisque le nom de l’intéressé est inscrit à l’écran. Sommes-nous illettrés au point de ne plus savoir lire? De plus, lorsque les images ne suffisent plus à couvrir le commentaire, on repasse deux ou trois fois les plans, comme si, à part le fait de ne pas savoir lire, nous n’avions pas d’yeux pour voir. Quant à entendre, alors là on souhaiterait certains soirs être sourds devant la vitesse avec laquelle les textes sont débités en voix «off» avant que les images ne se terminent... On ne pourrait faire plus court, par exemple? Je crois qu’on a atteint le comble le soir où les nouvelles internationales (on était en plein drame du Kosovo!) furent court-circuitées sous prétexte que les décisions du Conseil des ministres, rediffusées en arabe dans le journal français, avaient pris trop de temps. Il n’y a que le temps des cerises qui soit court! P.S.: «À chacun son dû», film d’Elio Petri avec Irene Papas, Gian Maria Volonté.
Je ne suis pas d’humeur chauvine. C’est pourquoi je m’accorde le droit de dire que les journaux télévisés qui nous parviennent de France, moi, je m’en bats l’œil! Ce n’est pas que Chazal, Bilalian, PPDA ou Foucault ne sachent pas faire leur métier: loin de moi, une telle pensée. Mais ils le font en fonction de leur public. Moi, ce qui me préoccupe, c’est de savoir quand finiront les travaux de canalisation qui commencent à l’aurore sous mes fenêtres. Chazal, elle, est préoccupée par la grève des livreurs de pizzas dans les Cévennes. On n’est pas sur la même longueur d’ondes; forcément, on ne vit pas dans le même pays. À chacun son chat! Cela dit, ça ne va pas mieux lorsque, localement, on fait du journal télévisé en français. Car dès qu’il s’agit d’un événement qui s’est passé au...
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