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Actualités - Chronologie

Pas de paix avec les colonies ..

«Pas de paix avec les colonies», ont scandé quelque deux cents manifestants palestiniens pour la «Journée de la colère», face au barrage routier tenu par l’armée israélienne à l’entrée de la ville autonome de Bethléem, en Cisjordanie. «Nous voulons signifier à Ehud Barak (le Premier ministre israélien élu) qu’il doit au plus vite prouver sa volonté de paix en interdisant l’élargissement des colonies juives, qui menacent le processus de paix», explique le maire de Bethléem Hanna Nasser. Il conduit la manifestation avec des parlementaires, des notables locaux et les représentants des Églises, qui défilent lentement, précédés d’une banderole : «Halte aux implantations». Les membres des services palestiniens de sécurité, omniprésents dans leurs uniformes noirs, verts ou en tenue de camouflage, veillent à empêcher des dérapages. Un jeune homme surpris à ramasser une pierre est aussitôt éloigné, et un autre est prié de se débarrasser d’une bouteille cachée dans sa poche. «L’explosion est inévitable si la situation actuelle se poursuit», indique le député de Bethléem Salah Tarif. «Le fait même que les colons sont protégés par l’armée israélienne est un acte de violence, et nous devons nous défendre contre les bulldozers qui envahissent nos terres», poursuit-il. Il fait ainsi allusion à divers projets de colonisation visants à l’élargissement et à la judaïsation de Jérusalem que le Cabinet de droite de M. Benjamin Netanyahu a entérinés in extremis avant sa défaite électorale du 17 mai. Pour M. Tarif, «les Israéliens ont clairement voté en faveur de la paix, et il est urgent que M. Barak réponde aux vœux de ses électeurs et à ceux des Palestiniens». Les manifestants, pour la plupart des adultes, se contentent de haranguer une vingtaine de soldats israéliens armés qui protègent le Caveau de Rachel, lieu saint vénéré par le judaïsme et l’islam. «Nous sommes venus les mains nues pour apporter la paix, et vous êtes là avec vos fusils et mitrailleuses», s’écrie à l’adresse des militaires un officiel palestinien qui préfère garder l’anonymat. Peu après, la foule reflue vers Bethléem. «Attention ! La parole est aux jeunes», avertit un commandant israélien dans son appareil de transmissions. Ses mots sont suivis d’une volée de bouteilles et de pierres qui jonchent la chaussée. Cette fois, l’armée israélienne ne tirera pas. Quelques dizaines de mètres plus loin, les hommes en blanc d’une équipe médicale de l’hôpital palestinien de Beit-Jala s’apprêtent à repartir. «Dieu soit loué, tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu de victime», se félicite le docteur Ali Zeneihum. Un officier supérieur de la police palestinienne se frotte lui aussi les mains : «Pour aujourd’hui, c’est fini. Mais demain est un autre jour». Arrivés après cette bataille symbolique, une poignée de militantes du mouvement israélien Bat Shalom (les Femmes pour la paix) se postent à leur tour devant le Caveau de Rachel. «Nous sommes solidaires des Palestiniens dans leur lutte contre les colonies, qui sont un obstacle à la paix», affirme l’une d’entre elles.
«Pas de paix avec les colonies», ont scandé quelque deux cents manifestants palestiniens pour la «Journée de la colère», face au barrage routier tenu par l’armée israélienne à l’entrée de la ville autonome de Bethléem, en Cisjordanie. «Nous voulons signifier à Ehud Barak (le Premier ministre israélien élu) qu’il doit au plus vite prouver sa volonté de paix en interdisant l’élargissement des colonies juives, qui menacent le processus de paix», explique le maire de Bethléem Hanna Nasser. Il conduit la manifestation avec des parlementaires, des notables locaux et les représentants des Églises, qui défilent lentement, précédés d’une banderole : «Halte aux implantations». Les membres des services palestiniens de sécurité, omniprésents dans leurs uniformes noirs, verts ou en tenue de camouflage,...