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Actualités - Chronologie

CIO - 2000 Des réformes sans précipitation ni révolution

La réflexion sur les réformes des structures et du fonctionnement du Comité international olympique, conséquence du scandale à la corruption de Salt Lake City, est en marche, mais l’heure des décisions, quelles qu’elles soient, ne sonnera pas avant la fin de l’année. Le CIO a besoin de redynamisation et d’un toilettage de ses grandes règles plus que centenaires, mais il agira sans précipitation ni brutalité pour ne pas endommager l’héritage qui lui a permis de survivre aux guerres mondiales, aux boycottages et aux crises comme celle qui a lézardé sa crédibilité et son image depuis près de huit mois. Les deux premières journées de travaux de la commission CIO-2000, chargée d’imaginer des propositions de changements mardi et mercredi à Lausanne, ont servi d’introduction pour cerner les grands thèmes de réflexion et composer les équipes et leur calendrier. Leur travail, qui se poursuivra à un rythme soutenu de réunions de juillet à septembre, conduira à un document final, lequel sera peaufiné puis soumis à une session extraordinaire en décembre prochain à Lausanne. «Notre force et nos problèmes proviennent du succès des Jeux olympiques. Vous devez poursuivre votre travail en cherchant à préserver leur prestige, leur universalité et leur importance», a lancé en message final le président du CIO, Juan Antonio Samaranch. «Nous avons nettoyé la maison. Nous devons maintenant nous assurer que ce qui s’est passé à Salt Lake City nous a servi de leçon et ne se reproduira jamais plus», a-t-il ajouté. La procédure de désignation des villes olympiques reste au coeur des réformes en devenir. Les huit candidates à l’organisation des JO de 2008 dont Paris et Pékin, connaîtront les nouvelles règles du jeu en décembre. «Tout va être remis en cause», a assuré l’Américaine Anita DeFrantz, vice-présidente du CIO chargée de cet atelier. L’accès à la candidature, le système de présélection, la règle de l’alternance ou de rotation continentale qui pourrait explicitement figurer dans la Charte olympique, la durée des Jeux actuellement sur deux semaines, l’unité de lieu, tout va être de nouveau étudié, y compris la possibilité d’imposer aux candidatures et aux organisateurs le code de bonne conduite en gestation pour les membres du CIO. Consensus Toutes les interventions, environ une centaine, sur les autres sujets de réflexion, le rôle du CIO et son fonctionnement, ont permis de dégager un large consensus y compris des personnalités extérieures au monde olympique comme Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’Onu, Henry Kissinger, ex-secrétaire d’État américain, Giovanni Agnelli, président de Fiat, ou Dick Ebersol, président de la chaîne américaine NBC. Le CIO devrait ainsi en finir avec le système de cooptation de ses membres pour passer à des élections, limiter les mandats, abaisser la limite d’âge (actuellement 80 ans) et s’ouvrir à des représentants d’athlètes en activité et peut-être même aux organisations gouvernementales et non gouvernementales. JO de 2008 : début de la campagne au plus tôt le 1er février 2000 La transparence notamment dans la conclusion des contrats commerciaux et l’utilisation de l’argent dans tous les secteurs, de même que la communication interne au Mouvement olympique, ont été évoquées comme autant de préoccupations dignes d’amélioration. Enfin, le gigantisme des Jeux a été de nouveau mis à l’ordre du jour. «On ne peut plus imposer aux villes des installations surdimensionnées, de véritables éléphants blancs, qui ne servent plus ensuite», a estimé Jacques Rogge, membre du CIO pour la Belgique. Les villes candidates à l’organisation des Jeux olympiques de 2008 connaîtront la nouvelle règle du jeu en décembre prochain et ne devront pas entamer leur campagne avant le 1er février 2000. Anita DeFrantz, vice-présidente américaine du Comité international olympique qui dirige la réflexion sur la nouvelle procédure de désignation des villes organisatrices au sein de la commission CIO-2000, a proposé ce calendrier dont l’adoption ne devrait pas rencontrer d’opposition. L’avocate américaine a indiqué que son groupe de travail allait se pencher plus particulièrement sur le problème de l’alternance des continents – elle a même parlé de rotation – sur les règles d’accès à la candidature et le système de présélection. «Nous avons aussi décidé de mettre en cause le principe de l’unité de lieu qui fait que les jeux sont confiés à une seule ville et envisagé la possibilité de modifier la durée de deux semaines», a-t-elle précisé. Les recommandations de ce groupe de travail seront incluses dans un document final qui sera soumis à la session extraordinaire du CIO en décembre prochain. «C’est la raison pour laquelle il ne faut pas que la campagne des villes candidates pour 2008 commence avant le 1er février 2000», a-t-elle dit. Julio Maglione, membre du CIO pour l’Uruguay, a quant à lui insisté pour que le futur code de bonne conduite destiné aux membres du CIO soit également imposé aux membres des comités de candidature. Nikos Filaretos, membre du CIO pour la Grèce, a prêché une clarification du rôle de chaque composante des comités de candidature et comités organisateurs. «Il faut éviter les frictions, parfois les conflits, entre les représentants des gouvernements, les municipalités et des comités nationaux olympiques parce que nos règles ne sont pas assez claires quant au rôle de chacun», a-t-il dit. Huit villes, Pékin, Paris, Buenos Aires, Osaka, Toronto, Kuala Lumpur, Istanbul, Séville ont confirmé ou manifesté l’intention de se porter candidates pour une élection qui aura lieu en septembre 2001 à Moscou.
La réflexion sur les réformes des structures et du fonctionnement du Comité international olympique, conséquence du scandale à la corruption de Salt Lake City, est en marche, mais l’heure des décisions, quelles qu’elles soient, ne sonnera pas avant la fin de l’année. Le CIO a besoin de redynamisation et d’un toilettage de ses grandes règles plus que centenaires, mais il agira sans précipitation ni brutalité pour ne pas endommager l’héritage qui lui a permis de survivre aux guerres mondiales, aux boycottages et aux crises comme celle qui a lézardé sa crédibilité et son image depuis près de huit mois. Les deux premières journées de travaux de la commission CIO-2000, chargée d’imaginer des propositions de changements mardi et mercredi à Lausanne, ont servi d’introduction pour cerner les grands thèmes de...