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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et prudence

Le marché libanais des changes a évolué hier dans un climat prudemment calme au lendemain de la flambée de violence au Liban-Sud. Mais il n’en demeure pas moins que le dollar est resté généralement survendu quoique dans des transactions peu étoffées, témoignant de l’expectative des opérateurs. Le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar entre 1 502,00 et 1 514,00 LL a servi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Pourtant, il a continué à être pratiquement négocié sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 502,50 LL en l’absence souvent de contreparties valables à la demande en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque sept millions de dollars, en partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL. L’euro tombe, le dollar grimpe À l’étranger, l’euro a rechuté, tombant pour la première fois depuis sa naissance sous le seuil de 1,0330 dollar, hier, sur les marchés des changes internationaux après un maintien des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) et face à des déclarations peu encourageantes de son président, Wim Duisenberg. La monnaie unique est retombée en fin d’après-midi à Londres jusqu’à 1,0327 dollar, soit le plus bas niveau depuis son lancement le 1er janvier dernier, permettant au billet vert de s’apprécier face au yen et au sterling. Ce n’est pas le nouveau maintien des taux d’intérêt par la BCE, largement attendu, qui a déçu les cambistes et en fait l’euro a surtout souffert des déclarations faites par son président à l’issue du conseil des gouverneurs. Alors que certains opérateurs espéraient un changement de ton de la part de M. Duisenberg, celui-ci s’est contenté hier de répéter ce qu’il dit depuis des semaines. «L’euro est une monnaie qui s’appuie fermement sur la stabilité des prix internes dans la zone euro et elle a par conséquent un clair potentiel de renforcement de sa valeur externe», a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il ferait un commentaire sur une intervention de la BCE quand ce sera nécessaire de le faire, excluant par cela un geste dans ce sens dans l’immédiat. Ces propos ont quelque peu calmé les craintes des investisseurs concernant une action imminente de la BCE sur le marché, encourageant les opérateurs à vendre un peu plus l’euro face au dollar. Cela d’autant que celui-ci a bénéficié hier de spéculations sur un prochain resserrement monétaire aux États-Unis après l’annonce d’une forte hausse de 9,2 % des ventes de logements neufs en avril contre une baisse de 0,8 % en mars, témoignant d’une surchauffe de l’économie américaine. Face au yen et au sterling, le dollar s’est légèrement ressaisi mais son appréciation était freinée par une rechute de Wall Street hier, et par une amélioration des perspectives économiques britanniques et même nippones. C’est dans ce contexte, que le dollar s’est négocié à New York, hier, sur un ton ferme comme suit : – 1,0350 pour un euro contre 1,0445, la veille – 1,6065 pour un sterling contre 1,6120 – 1,8895 DM contre 1,8730 – 6,3370 FF contre 6,2815 – 1,5360 FS contre 1,5240 – 1 870,55 lires contre 1 855,30 – 121,30 yens contre 120,55. Bourse de Beyrouth : quasiment stable Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est très légèrement ressaisie hier, grâce à la faible hausse des actions de la société Rymco de 2 5/16 à 2 3/8 dollars dans un marché autrement stable sur le restant de la cote et axé essentiellement sur le titre Solidere activement recherché. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs cotées a augmenté de 0,07 % seulement à 77,53 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 178,22 points. Ce mouvement s’est déroulé dans un volume d’affaires modérément nourri avec seulement 93 537 actions négociées d’une valeur globale de 610 644 dollars. Wall Street trébuche À Wall Street, la tendance est restée très lourde hier et l’ensemble de la cote n’a pas eu la chance, comme la veille, de prendre un peu d’oxygène. L’annonce d’une hausse plus forte que prévue des ventes de logements neufs aux Etats-Unis en avril est venue nourrir les craintes de surchauffe de l’économie américaine à deux jours de la publication des chiffres de l’emploi en mai, laissant craindre un prochain resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Les valeurs de l’Internet ont été une nouvelle fois les plus attaquées tandis que les valeurs de la haute technologie, tant sur la Bourse électronique Nasdaq qu’à Wall Street, se sont repliées également mais dans des proportions plus raisonnables. Plus généralement, dans le secteur industriel, la perspective d’une remontée des taux d’intérêt de la Fed continuait donc à peser sur la tendance. Certains économistes parient maintenant sur une remontée du principal taux directeur de la Fed à la fin du mois d’un quart de point en pourcentage. Dans ce contexte, les boursiers ont été très intéressés par l’intervention que le président de la Fed, Alan Greenspan, a faite hier à Boston, et dans laquelle il reprenait les mises en garde lancées après la dernière réunion du comité de l’open market contre une surchauffe de l’économie. Cela étant, et en raison des risques sur les taux, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a trébuché hier, fléchissant d’un plus haut de la séance à 10 627,60 points à un plus bas à 10 464,65 points, avant d’afficher en préclôture 10 559,85 points, en baisse de 36,41 points sur la veille. Surplace des Bourses d’Europe À part quelques exceptions notables, les Bourses européennes ont fait du surplace mercredi – encerclées par la faiblesse de l’euro, les inquiétudes sur la croissance européenne et le spectre d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. «Ce n’est pas suffisant pour faire basculer les marchés dans un sens ou dans un autre pour l’instant», a dit un opérateur après le statu quo monétaire attendu de la Banque centrale européenne (BCE). Wim Duisenberg, président de la BCE, a estimé que les éléments fondamentaux économiques touneraient finalement à la faveur de l’euro, en réduisant la divergence de croissance entre la zone euro et les États-Unis en cours d’année. Les perspectives pour une dynamique plus marquée ou une direction claire sur les marchés semblent limitées à court terme. «L’orientation dépendra ce qui arrive à l’euro. Tant que la menace d’un relèvement des taux américains pèse sur eux, il n’y aura pas de vrai mouvement sur les marchés», a dit Herman Klein, de KBW Wesselius Bank à Amsterdam. L’indice général Eurotop 300 a gagné 0,88 % à 1 284,19 points et l’Euro STOXX 50 index des vedettes 0,14 % à 3 615,54. Paris a pris 0,04 %, Londres 0,84 %, les valeurs suisses 1,35 %, Amsterdam 0,61 % et Madrid 0,12 %. Francfort a en revanche reculé de 0,47 %, Milan de 0,38 % et Bruxelles de 0,98 %. Wall Street recule en matinée, affectant elle aussi les Bourses européennes, après le bond de 9,2 % des ventes de maisons neuves en avril qui ont renforcé les inquiétudes sur une hausse des taux. Tokyo : clôture en hausse marginale La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en hausse marginale de 0,1 %, après une nouvelle séance sans véritable direction. L’indice Nikkei a progressé de 9,49 points pour finir à 16 417,99 points. L’indice élargi Topix a quant à lui gagné 9,29 points à 1 326,77. Le volume des échanges a été estimé à 434 millions d’actions, contre 433,1 mardi. Après une ouverture à la baisse, les cours se sont repris, les investisseurs se mettant à la recherche de titres sous-évalués et couvrant des positions à court terme sur des secteurs spécifiques comme la banque, selon les opérateurs.
Le marché libanais des changes a évolué hier dans un climat prudemment calme au lendemain de la flambée de violence au Liban-Sud. Mais il n’en demeure pas moins que le dollar est resté généralement survendu quoique dans des transactions peu étoffées, témoignant de l’expectative des opérateurs. Le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar entre 1 502,00 et 1 514,00 LL a servi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Pourtant, il a continué à être pratiquement négocié sur le marché interbancaire au bas de la fourchette d’intervention de la BDL entre 1 502,00 et 1 502,50 LL en l’absence souvent de contreparties valables à la demande en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes...