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Actualités - Chronologie

Le réveil anglais(photos)

Face aux grandes manifestations de New York, Milan et Paris, Londres ne pouvait que réagir. Le vieux lion, refusant toute perte de vitesse, a fait très bien comprendre qu’il était bien loin d’abdiquer: la récente Fashion Week a bien marqué le retour anglais sur l’avant-scène. La vénérable maison Burberry, sous la baguette de l’Italien Roberto Menichetti, a présenté une nouvelle collection (Prorsum: «va de l’avant»). Dans les cent ans qui marquent son existence, c’est la toute première fois que semblable événement arrive! De l’aveu général, le styliste italien a su interpréter le légendaire tartan de la maison de manière originale, sans heurter la tradition. En superposant le cachemire et la soie: jupe portefeuille en plaid et manteau droit. Expert dans le travail des matières, il a réussi une ahurissante collection de jupes cocons et des pantalons cigarettes en aluminium souple et soyeux comme de la soie. Par quel moyen? Il faudrait poser la question à la Nasa qui est à l’origine de la mise au point d’une série de tissus utilisés par ses services. Le même esprit innovateur soufflait sur la collection de Philippe Treacy, créateur de très belles et très osées robes en mousseline à poitrine renforcée de coques. Mais l’originalité du défilé résidait surtout à la conception des coiffures: des anneaux métalliques et des flammes grillagées, dus à Dai Rees, homme de théâtre et accessoiriste de talent. Recyclage post-guerre chimique Le créateur Robert Cary-Williams trouvait son inspiration dans le recyclage post-guerre chimique: blouses déchirées, bandelettes de cuir retenues sur le dos par des cerceaux métalliques, combinaisons de plongée en caoutchouc, des vêtements zippés, séparés en deux une fois le zip lâché. Une avant-garde vestimentaire issue d’une encyclopédie de science-fiction. Alexander MacQueen avait choisi un vieil entrepôt désaffecté où une patinoire, protégée par un dôme en plexiglas, servait de podium. La collection anglaise du couturier écossais s’intitulait Overlook (vue d’ensemble). Jupes-bulles, redingotes à pan asymétrique, jupons de tulle à cerceaux invisibles sur des doudounes cintrées. Une longue robe bustier en fourrure incrustée de roses en tapisserie, des cuirs en patchwork. Clou du spectacle MacQueen: un cortège de patineuses en mariées vêtues de jupons de tulle et des fées en cuir givré. Ralph Lauren, absent du défilé, est sur le point d’ouvrir à Londres un megastore de 2000 m2 où seront proposées toutes ses lignes. À New Bond Street, les boutiques à noms internationalement connus se succèdent. Les créateurs britanniques faisant carrière à l’étranger s’installent (commercialement) aussi dans leur propre pays ouvert à ce qui fait bouger, réformer ou révolutionner la conception vestimentaire. C’est le cas de Tommy Hilfiger, qui ouvre une seconde boutique, mais aussi de Lucien Pellat-Finet, grand spécialiste cachemire.
Face aux grandes manifestations de New York, Milan et Paris, Londres ne pouvait que réagir. Le vieux lion, refusant toute perte de vitesse, a fait très bien comprendre qu’il était bien loin d’abdiquer: la récente Fashion Week a bien marqué le retour anglais sur l’avant-scène. La vénérable maison Burberry, sous la baguette de l’Italien Roberto Menichetti, a présenté une nouvelle collection (Prorsum: «va de l’avant»). Dans les cent ans qui marquent son existence, c’est la toute première fois que semblable événement arrive! De l’aveu général, le styliste italien a su interpréter le légendaire tartan de la maison de manière originale, sans heurter la tradition. En superposant le cachemire et la soie: jupe portefeuille en plaid et manteau droit. Expert dans le travail des matières, il a réussi une...