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Actualités - Chronologie

Tadamon / Club Sportif Un fauteuil pour deux

Des quatre clubs qui ont atteint ce Final Four, le Club Sportif est certainement celui qui aura le plus à cœur de briller dans les jours qui viennent. En effet, après avoir longtemps partagé les devants de la scène avec La Sagesse, il s’est retrouvé dernièrement dans le rôle peu enviable d’outsider pour le championnat au même titre que les équipes du Tadamon et d’Antranik. Il est vrai qu’un titre de champion du Liban, une Coupe du Liban, une Coupe d’Asie et deux titres de champion arabe – excusez du peu – ont assuré à La Sagesse une place à part dans le firmament des étoiles du basket libanais. D’où la motivation des Jaunes à vouloir mettre à profit les prochains matchs pour recouvrir un peu de leur gloire perdue. Pour cela, ils s’appuient sur un groupe soudé de joueurs expérimentés qui évoluent ensemble depuis plusieurs saisons déjà. Yasser el-Hajj, de retour au bercail, sera certainement très motivé après sa prestation plutôt moyenne lors de sa campagne verte. Mais le centre, qui a fait une grande saison avec son club, est redoutable sous le panier et n’a rien à envier aux meilleurs joueurs étrangers. Les Jaunes pourront compter aussi sur Ghazi Boustany, très à l’aise dans son poste d’ailier ou de meneur, auteur lui aussi d’une excellente saison. L’absence de Leland Macdougal, qui se trouve actuellement aux États-Unis (il doit comparaître devant un tribunal le 6 juin pour une agression qu’il avait commise depuis quelques mois), risque de peser lourd. D’autant plus que Darell Hodges, Pancho pour les intimes, avait été renvoyé après une série de matchs moyens. Quant à Michael Cumberland, il n’a pas eu son rayonnement habituel et jusqu’à maintenant, sa saison n’a guère été convaincante. L’une des grandes interrogations de ces demi-finales sera la forme du meneur de jeu du Club Sportif, Walid Doumiaty, Ballon d’or pour l’année 1998, auteur d’une saison en demi-teinte, handicapé par une blessure tenace au doigt. Mais du côté de Manara, on croit dur comme fer qu’il retrouvera son niveau après ces quelques semaines de repos. Pour finir, Jassem Kanso occupe une place importante dans l’équipe grâce surtout à sa combativité. Une des faiblesses du Club Sportif est son banc de touche, constitué de joueurs prometteurs mais sans réelle expérience (Georges Chibani, Charbel Chibani, Marwan Ali Ahmad…). Par contre, le Club Sportif aura le privilège de disputer trois des cinq matches à domicile (grâce à son meilleur classement), ce qui n’est pas un mince avantage compte tenu de l’ambiance chaude que réserve en général le public des Jaunes à ses adversaires d’un soir. Mais le remplacement annoncé de Rizkallah Zalloum par Mourad Barakat (entraîneur du Club Orthodoxe de Jordanie) ne sera pas précisément bon pour le moral de la troupe, d’autant plus que, depuis son arrivée à la place de Marty Zeller, Roro avait restitué la confiance du groupe en s’imposant avec autorité. Mais Hicham al-Jaroudy, dirigeant du Club Sportif, semble avoir un autre avis là-dessus. Quant à son homologue du Tadamon, Élie Beaino, nul doute qu’il apprécie lui aussi la danse et particulièrement la valse, surtout s’il s’agit de celle des entraîneurs, sinon comment expliquer le remplacement d’Élie Sfeir par Robert Taylor ? Certes, le stratège américain, pour avoir inspiré l’essor du basket-ball dans certains pays arabes comme l’Égypte ou l’Arabie séoudite, jouit d’une grande notoriété dans la région. Mais Élie Sfeir méritait certainement une sortie plus honorable, compte tenu du travail qu’il avait entrepris dernièrement pour remettre l’équipe sur pied. Et si le Tadamon est présent à ce stade de la compétition, la présence d’Élie Sfeir n’y est certainement pas étrangère, tant il a su organiser la défense et l’attaque du club de Zouk. Les joueurs du Tadamon abordent les demi-finales fins prêts physiquement après leur qualification miraculeuse acquise aux dépens du Rosaire. Ils bénéficient de la présence dans leurs rangs de trois grands joueurs étrangers, à savoir Tony Madison, Kenny Leeks et Wyking Jones, en plus de joueurs libanais de tout premier plan : Élie Nasr, Marc Kozah, Patrick Saba, joueurs rapides, faisant bien circuler le ballon et capables de créer le danger à tout moment de la partie. Contrairement au Club Sportif, ils sont très rapides dans les contre-attaques. En outre, un des points forts de cette équipe est le banc de touche qui compte d’excellents joueurs (Roger Nasr, Moussa Moussa, Wyking Jones, Rizkallah Sfeir…). Mais le Tadamon a connu une saison régulière des plus mouvementées : dès le premier match (pourtant gagné), l’entraîneur George Minneapolis cédait sa place à Don Seller. Quelques semaines plus tard, un conflit opposait ce dernier à Patrick Saba, puis d’importants ennuis financiers ont surgi, précipitant le départ de Seller. Ajoutez à cela quelques remous entre Élie Nasr et Marc Kozah. Mais tout ceci est à présent oublié et le Tadamon attend à présent de pied ferme son rival. Cette confrontation aura aussi un arrière-goût de revanche, au vu des deux dernières rencontres entre ces équipes qui ont fait l’objet d’une grande polémique surtout à l’occasion du match retour à Jounieh, où l’arbitre Nicolas Flouty fut accusé de prendre des décisions litigieuses en faveur du Club Sportif, qui avaient eu pour conséquence la défaite du Tadamon (cet arbitre a été par la suite suspendu par la fédération en compagnie de Rabah Noujeim). C’est tout dire de l’ambiance qui risque de régner dans les jours qui suivent. Alors, rouge ou jaune ? Réponse dans dix jours.
Des quatre clubs qui ont atteint ce Final Four, le Club Sportif est certainement celui qui aura le plus à cœur de briller dans les jours qui viennent. En effet, après avoir longtemps partagé les devants de la scène avec La Sagesse, il s’est retrouvé dernièrement dans le rôle peu enviable d’outsider pour le championnat au même titre que les équipes du Tadamon et d’Antranik. Il est vrai qu’un titre de champion du Liban, une Coupe du Liban, une Coupe d’Asie et deux titres de champion arabe – excusez du peu – ont assuré à La Sagesse une place à part dans le firmament des étoiles du basket libanais. D’où la motivation des Jaunes à vouloir mettre à profit les prochains matchs pour recouvrir un peu de leur gloire perdue. Pour cela, ils s’appuient sur un groupe soudé de joueurs expérimentés qui évoluent...