La Russie, à la suite de l’URSS, a su protéger d’immenses étendues sauvages sous forme de réserves et de parcs naturels, mais le manque total de moyens financiers menace leur gestion et leur préservation à long terme. Les Soviétiques, dès les premières années du bolchevisme, avaient créé des zones totalement protégées de toute exploitation humaine. Des réserves uniquement ouvertes aux scientifiques, dont les budgets de recherche étaient alors quasi illimités. C’est ainsi que l’URSS de Staline, qui tua des millions de personnes, réussit paradoxalement à préserver des espèces rares comme le tigre de l’Amour, en Extrême-Orient. À ces réserves scientifiques — aujourd’hui au nombre de 99 — sont venus s’ajouter depuis 1983 trente-trois «parcs nationaux», créés au départ dans un but pédagogique et touristique : soit une surface supérieure à 250 000 kilomètres carrés, plus vaste que le Royaume-Uni. «Au début des années 90, la Russie a créé un magnifique réseau de parcs nationaux, mais avec la crise économique, le public et l’État s’en sont totalement désintéressés. Le risque, c’est que les parcs soient considérés rapidement comme un obstacle au développement économique», déplore le président de l’association des directeurs de parcs, Oleg Tcherviakov. L’aide internationale apporte parfois un bol d’air frais. L’Union européenne vient de financer à Vodlozero (nord) un programme de 2,5 millions d’euros sur deux ans, et un autre de 150 000 euros au Kamtchatka (Extrême-Orient) en 1996.
La Russie, à la suite de l’URSS, a su protéger d’immenses étendues sauvages sous forme de réserves et de parcs naturels, mais le manque total de moyens financiers menace leur gestion et leur préservation à long terme. Les Soviétiques, dès les premières années du bolchevisme, avaient créé des zones totalement protégées de toute exploitation humaine. Des réserves uniquement ouvertes aux scientifiques, dont les budgets de recherche étaient alors quasi illimités. C’est ainsi que l’URSS de Staline, qui tua des millions de personnes, réussit paradoxalement à préserver des espèces rares comme le tigre de l’Amour, en Extrême-Orient. À ces réserves scientifiques — aujourd’hui au nombre de 99 — sont venus s’ajouter depuis 1983 trente-trois «parcs nationaux», créés au départ dans un but pédagogique et...
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