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Actualités - Chronologie

Pologne 456 ans après, le pape refuse toujours de répondre à Copernic

Le pape Jean-Paul II a refusé lundi de répondre à la lettre adressée 456 ans plus tôt au Vatican par l’astronome polonais Nicolas Copernic pour obtenir l’approbation papale à sa théorie du mouvement des planètes autour du Soleil. Natif de Torun, dans le centre de la Pologne, Copernic avait écrit en 1543 au pape Paul III pour lui demander sa bénédiction. Non seulement sa lettre allait rester sans réponse mais, en 1616, soixante-treize ans après sa mort, son traité «De revolutionnibus orbium coelestium» (Sur le mouvement des objets célestes) était jugé contraire aux Écritures et interdit par le Vatican. Il fallait attendre 1822 pour qu’il soit retiré de l’Index, le catalogue des livres prohibés. Le recteur de l’Université Copernic de Torun, Andrzej Jamiolkowski, avait espéré que la venue de Jean-Paul II en Pologne serait l’occasion d’une réhabilitation de l’astronome de Torun. Mais Jean-Paul II, dont l’un des premiers actes après son accession au trône de Saint-Pierre en 1978 fut justement d’engager une évaluation des erreurs de l’Église catholique (un processus qui allait conduire à la réhabilitation de Galilée en 1992), a décliné l’invitation. «De nombreuses personnes ont pris [le livre de Copernic] comme un moyen d’opposer la raison à la foi», a-t-il dit lors de son allocution à l’Université Copernic.
Le pape Jean-Paul II a refusé lundi de répondre à la lettre adressée 456 ans plus tôt au Vatican par l’astronome polonais Nicolas Copernic pour obtenir l’approbation papale à sa théorie du mouvement des planètes autour du Soleil. Natif de Torun, dans le centre de la Pologne, Copernic avait écrit en 1543 au pape Paul III pour lui demander sa bénédiction. Non seulement sa lettre allait rester sans réponse mais, en 1616, soixante-treize ans après sa mort, son traité «De revolutionnibus orbium coelestium» (Sur le mouvement des objets célestes) était jugé contraire aux Écritures et interdit par le Vatican. Il fallait attendre 1822 pour qu’il soit retiré de l’Index, le catalogue des livres prohibés. Le recteur de l’Université Copernic de Torun, Andrzej Jamiolkowski, avait espéré que la venue de Jean-Paul II...