L’univers est plus jeune que l’on ne pensait et son taux d’expansion, la constante de Hubble, est désormais connu avec une marge d’erreur de 10 %, ont révélé plusieurs études réalisées par différentes équipes. Dans un article publié par la revue Science, le Pr Charles Lineweaver, de l’Université de Galles du Sud en Australie, situe l’âge de l’univers à 13,4 milliards d’années, avec une marge d’erreur de plus ou moins 1,6 milliard d’années. «Soit un milliard d’années de moins que les plus récentes estimations» qui le fixaient à environ 15 milliards d’années, écrit-il. Le Pr Wendy Freedman, des observatoires de la Carnegie Institution à Washington, a estimé pour sa part l’âge de l’univers à quelque 12 milliards d’années au cours d’une conférence de presse à la Nasa, une datation comparable à ses précédentes observations. Par ailleurs, le Pr Freedman a déclaré avoir mesuré la constante de Hubble à 70km/ sec par 3,26 millions d’années-lumière, avec une possibilité d’erreur de 10 %. Avant les découvertes permises par le télescope Hubble, les mesures variaient entre 50 et 100 km/ sec par 3,26 millions d’années de lumière. Depuis 70 ans, après la découverte en 1929 par Edwin Hubble que le monde est en expansion, de nombreuses équipes ont travaillé pour mesurer la vitesse de cette dilatation, qui a commencé au moment du Big Bang à l’origine de l’univers. Elle est un des éléments permettant de calculer le moment de sa naissance. «Après toutes ces années, nous entrons enfin dans une ère de précision dans la cosmologie. Maintenant, nous pouvons parler avec plus de confiance des questions touchant à l’origine, l’évolution et la destinée de l’univers», a déclaré le Pr Freedman. Les résultats publiés resserrent en fait les estimations faites auparavant par les diverses équipes recherchant à déterminer l’âge de l’univers. Il y a à peine neuf ans, avant le télescope Hubble, «les astronomes n’arrivaient pas à décider si l’univers avait 10 milliards ou 20 milliards d’années», a souligné le Pr Freedman. Ils sont maintenant d’accord sur une fourchette de 12 à 14 milliards d’années. «La vérité est là-bas et nous la trouverons», a souligné pour sa part le Pr Robert Kirshner, de l’Université Harvard. L’équipe du Pr Freedman a observé pour ses calculs 18 galaxies situées à 65 millions d’années-lumière, ainsi que près de 800 céphéides, des étoiles variables en éclat dont l’évolution peut être suivie. Les progrès réalisés dans l’observation des galaxies les plus lointaines par Hubble ont été considérables et les astronomes attendent déjà avec impatience les travaux de modernisation du télescope, qui seront réalisés à l’automne prochain par un équipage de navette spatiale. Le Pr Michael Turner, président du département d’astronomie et d’astrophysique à à l’Université de Chicago (Illinois), a estimé au cours de la conférence de presse de la Nasa que «dans les prochaines décennies, nous répondrons à la plupart des questions» concernant «la forme de l’univers» et sur ce qu’a été le Big Bang lui-même.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’univers est plus jeune que l’on ne pensait et son taux d’expansion, la constante de Hubble, est désormais connu avec une marge d’erreur de 10 %, ont révélé plusieurs études réalisées par différentes équipes. Dans un article publié par la revue Science, le Pr Charles Lineweaver, de l’Université de Galles du Sud en Australie, situe l’âge de l’univers à 13,4 milliards d’années, avec une marge d’erreur de plus ou moins 1,6 milliard d’années. «Soit un milliard d’années de moins que les plus récentes estimations» qui le fixaient à environ 15 milliards d’années, écrit-il. Le Pr Wendy Freedman, des observatoires de la Carnegie Institution à Washington, a estimé pour sa part l’âge de l’univers à quelque 12 milliards d’années au cours d’une conférence de presse à la Nasa, une datation...