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Actualités - Chronologie

Déboires avec la justice

Les ennuis de Michael Hart viennent aussi de certains bibliothécaires et enseignants, qui se sentent menacés dans leurs prérogatives : «En apparence, le projet a fait des émules. Aux États-Unis et en Europe, des associations et des universités commencent à mettre des livres en ligne. Quelques-uns ont adopté notre philosophie, mais la plupart tentent d’utiliser le réseau comme un outil de contrôle et de pouvoir. Ils veulent réserver l’accès aux seuls universitaires, imposer des systèmes d’inscription compliqués ou faire payer les usagers, ou tentent d’interdire la libre redistribution hors de leur contrôle. Ils recréent des monopoles, des hiérarchies, des privilèges». Quelques-uns rêvent en fait de se débarrasser du Projet Gutenberg : «Une grande université britannique a déjà essayé six fois de me traîner en justice. J’ai de la chance d’avoir de bons avocats». Même le gouvernement américain cède parfois à la tentation du monopole : «Lorsque j’ai mis sur mon serveur le discours inaugural du président Clinton, la Maison-Blanche a téléphoné à l’université pour exiger qu’il soit retiré, sans donner de raison. Je savais que j’étais dans mon droit, je les ai envoyés balancer». En fait, il a usé d’une expression moins courtoise.
Les ennuis de Michael Hart viennent aussi de certains bibliothécaires et enseignants, qui se sentent menacés dans leurs prérogatives : «En apparence, le projet a fait des émules. Aux États-Unis et en Europe, des associations et des universités commencent à mettre des livres en ligne. Quelques-uns ont adopté notre philosophie, mais la plupart tentent d’utiliser le réseau comme un outil de contrôle et de pouvoir. Ils veulent réserver l’accès aux seuls universitaires, imposer des systèmes d’inscription compliqués ou faire payer les usagers, ou tentent d’interdire la libre redistribution hors de leur contrôle. Ils recréent des monopoles, des hiérarchies, des privilèges». Quelques-uns rêvent en fait de se débarrasser du Projet Gutenberg : «Une grande université britannique a déjà essayé six fois de me...